Évaluation horizontale sommative de l'investissement du gouvernement du Canada dans les Jeux olympiques et paralympiques d'hiver de 2010

Évaluation horizontale sommative de l’investissement du gouvernement du Canada dans les Jeux olympiques et paralympiques d’hiver de 2010

Bureau du dirigeant principal de la vérification et de l’évaluation

Mars 2012

This publication is also available in English.

La présente publication est offerte sur demande en médias substituts.

Cette publication est disponible en formats PDF et HTML à l’adresse Internet suivante : http://www.pch.gc.ca

©Sa Majesté la Reine du chef du Canada, 2012.
No de catalogue : CH7-11/2012F-PDF
ISBN 978-1-100-99151-1

Tableau des matières

Tableau au des sigles

AADNC
Affaires autochtones et Développement du Nord Canada
AAP
Architecture des activités de programmes
ACIA
Agence canadienne d’inspection des aliments
ARC
Agence du revenu du Canada
ASFC
Agence des services frontaliers du Canada
ASPC
Agence de la santé publique du Canada
BCP
Bureau du Conseil privé
CCF
Cadre de coordination fédérale
CCT
Commission canadienne du tourisme
CGRR/CVAR
Cadre de gestion et de responsabilisation axé sur les résultats/ Cadre de vérification axé sur les risques
CIC
Citoyenneté et Immigration Canada
CIO
Comité international olympique
CLOSM
Communauté de langue officielle en situation minoritaire
COC
Comité olympique canadien
COVAN
Comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver de 2010 à Vancouver
CPC
Comité paralympique canadien
CT
Conseil du Trésor du Canada
EC
Environnement Canada
FDOG
Équipe de direction chargée des opérations gouvernementales
EM
Entente multipartite
FC
Forces canadiennes
FIN
Ministère des Finances
GC
Gouvernement du Canada
GCC
Garde côtière canadienne
GRC
Gendarmerie royale du Canada
GTIE
Groupe de travail interministériel sur l’évaluation
GTR
Groupe de travail représentatif
IC
Industrie Canada
LEED
Leadership in Energy and Environmental Design
MAECI
Ministère des Affaires étrangères et du Commerce international
MDN
Ministère de la Défense nationale et Forces canadiennes
MPO
Ministère des Pêches et des Océans
PCH
Ministère du Patrimoine canadien
PTET
Programme des travailleurs étrangers temporaires
QPNH
Quatre Premières nations hôtes
RHDCC
Ressources humaines et Développement des compétences Canada
RSI
Règlement sanitaire international
SC
Santé Canada
SCRS
Service canadien du renseignement de sécurité
SCT
Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada
SF 2010
Secrétariat fédéral 2010 (souvent abrégé pour SF 2010)
SFE
Services fédéraux essentiels
SM
Sous ministre
SMA
Sous ministre adjoint
SMR
Stratégie de mesure du rendement
SMRH
Stratégie de mesure du rendement horizontale
SP
Sécurité publique Canada
SQPNH
Société des quatre Premières nations hôtes
TC
Transports Canada
TPSGC
Travaux publics et Services gouvernementaux Canada

Liste des tableaux

Tableau 1
Dépenses prévues et réelles des Jeux de 2010

Liste des figures

Figure 1
Pourcentage des Canadiens sondés qui ont regardé des compétitions ou qui y ont assisté et de ceux qui ont regardé les cérémonies d’ouverture (Jeux olympiques et Jeux paralympiques)
Figure 2
Opinions des Canadiens sondés sur la performance des athlètes canadiens aux Jeux de 2010
Figure 3
Canadiens sondés qui ont déclaré que les Jeux de 2010 auraient une incidence positive sur l’image du Canada à l’étranger, la fierté nationale dans toutes les régions du pays et la promotion de la paix dans le monde par le sport

Liste des tableaux – Annexe B

Annexe B–Tableau 1
Services et budget prévus du GC services and budget for the 2010 pour les Jeux de 2010, décembre 2009

List des tableaux —Annexe G

Annexe G–Tableau 1
Sensibilisation aux Jeux
Annexe G–Tableau 2
Sensibilisation aux Jeux – Lower Mainland de la Colombie­Britannique
Annexe G–Tableau 3
Sensibilisation aux Jeux – par région
Annexe G–Tableau 4
Sensibilisation au rôle du gouvernement du Canada avant les Jeux
Annexe G–Tableau 5
Sensibilisation au rôle du gouvernement du Canada avant les Jeux, par région
Annexe G–Tableau 6
Canadiens qui ont regardé des compétitions ou qui y ont assisté
Annexe G–Tableau 7
Canadiens qui ont regardé les cérémonies d’ouverture ou qui y ont assisté
Annexe G–Tableau 8
Sensibilisation au rôle du gouvernement du Canada après les Jeux
Annexe G–Tableau 9
Questions de sondage du Groupe Le sport est important sur les Jeux de 2010 et l’initiative À nous le podium
Annexe G–Tableau 10
Incidence perçue des Jeux de 2010
Annexe G–Tableau 11
Incidence sur l’image du Canada à l’étranger

Sommaire

Contexte

Le ministère du Patrimoine canadien était responsable de la coordination de la participation du gouvernement fédéral aux Jeux olympiques et paralympiques d’hiver de 2010 (les Jeux de 2010), tenus à Vancouver et à Whistler (Colombie–Britannique) en février et mars 2010 respectivement, à l’exception de la sûreté et de la sécurité publique aux Jeux. Il incombait au Secrétariat fédéral 2010, situé dans les bureaux du ministère du Patrimoine canadien, de conseiller les décideurs en temps opportun et d’offrir son expertise pour assurer la direction et la coordination des ministères chargés de services fédéraux essentiels et de 16 autres ministères et organismes qui exploitaient les Jeux d’hiver de 2010 pour procurer des avantages aux Canadiens.

Le présent rapport fait état des principales constatations de l’évaluation horizontale de la contribution du gouvernement du Canada relativement aux activités entreprises par les ministères et organismes fédéraux responsables de la prestation de services fédéraux essentiels et aux investissements stratégiques, à l’exception de la sûreté et de la sécurité publique aux Jeux.

Le ministère du Patrimoine canadien a mené cette évaluation horizontale en collaboration avec les ministères et organismes fédéraux suivants : Environnement Canada; Pêches et Océans Canada; Santé Canada; Agence de la santé publique du Canada; Industrie Canada; Agence du revenu du Canada; Agence canadienne d’inspection des aliments; Ressources humaines et Développement des compétences Canada; Affaires autochtones et Développement du Nord Canada; Affaires étrangères et Commerce international Canada; et Travaux publics et Services gouvernementaux Canada. Les résultats préliminaires du rapport de l’évaluation de la sûreté et de la sécurité publique aux Jeux olympiques et paralympiques d’hiver de 2010 à Vancouver menée par la GRC (novembre 2011) ont été pris en compte dans le présent rapport. La Commission canadienne du tourisme a participé à l’évaluation horizontale, mais elle effectue une évaluation distincte de ses activités liées aux Jeux de 2010.

Objectif et méthodologie de l’évaluation

L’évaluation horizontale couvre la période allant du 1er avril 2003 à la fin des Jeux de 2010. La collecte des données a débuté en novembre 2009 et s’est terminée en septembre 2010. La portée de cette évaluation horizontale englobe ce qui suit :

  • Incidence de la contribution du gouvernement du Canada au Comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver de 2010 à Vancouver (COVAN) dans le cadre de l’Entente multipartite, qui portait sur la construction des sites et le soutien aux Jeux de 2010.
  • Activités et résultats inclus dans le cadre de gestion et de responsabilisation axé sur les résultats/cadre de vérification axé sur les risques (CGRR/CVAR) horizontal et entrepris par les ministères et organismes fédéraux responsables de la prestation de services fédéraux essentiels, à l’exception de la sûreté et de la sécurité publique aux Jeux; activités du Secrétariat fédéral 2010 et des ministères et organismes qui ont reçu des fonds supplémentaires pour exploiter les Jeux de 2010. Ces activités comprennent notamment :
    • Cérémonies d’ouverture des Jeux olympiques et paralympiques, relais de la flamme, activités culturelles, etc.;
    • Services fédéraux essentiels autres que la sécurité (santé publique, services météorologiques, aide aux travailleurs étrangers, etc.);
    • Pavillon du Canada;
    • Développement du sport et des communautés et legs connexes;
    • Développement économique;
    • Promotion du Canada en tant que destination touristique par excellence.

Le cadre d’évaluation a été élaboré en conformité avec la Politique sur l’évaluation du Conseil du Trésor du Canada (2009) afin d’examiner les enjeux fondamentaux de la pertinence et du rendement ainsi que d’autres aspects liés à la planification, et l’incidence des Jeux de 2010.

Les méthodes de collecte des données de l’évaluation sommative étaient les suivantes :

  1. Entrevues avec des informateurs clés;
  2. Examen de la recherche sur l’opinion publique et suivi de la couverture médiatique;
  3. Examen des documents, notamment :
    • Plans d’activités et documentation opérationnelle du Secrétariat fédéral 2010;
    • Rapports sur le rendement par les partenaires fournissant des services fédéraux essentiels;
    • Autres études de recherche portant sur les Jeux de 2010.

Principale limite de la présente étude d’évaluation

La décision d’effectuer l’évaluation juste après les Jeux de 2010 est à l’origine de la principale limite de celle ci. Cette limite est liée au manque de mesures disponibles pour évaluer si tôt après l’événement certains résultats intermédiaires et à long terme ainsi que les retombées sociales et économiques. Les données et l’information pertinentes étaient encore en traitement au moment de la collecte des données.

Constatations – Pertinence

L’évaluation conclut que l’investissement du gouvernement du Canada dans les Jeux de 2010 était pertinent et qu’il était en conformité avec la Politique fédérale concernant l’accueil de manifestations sportives internationales et les engagements pris dans le cadre de l’Entente multipartite, les priorités du gouvernement fédéral et les priorités et résultats stratégiques pertinents des ministères concernés. La contribution du gouvernement du Canada est également pertinente, car elle a effectivement favorisé le développement des athlètes de haut niveau, y compris des athlètes ayant un handicap. La plupart des Canadiens étaient au courant des Jeux de 2010 et du rôle du gouvernement fédéral.

Constatations – Rendement

Le gouvernement du Canada a mené avec succès la conception et la réalisation de l’engagement qu’il a pris pour les Jeux de 2010. Il a mis en place une structure de gouvernance efficace par l’entremise du Secrétariat fédéral 2010 et du Cadre de coordination fédérale. Le Secrétariat fédéral 2010 a été efficace pour ce qui est de s’acquitter de ses responsabilités liées à la coordination et à la communication avec les partenaires internes et externes. La planification et la production de rapports étaient définies par un cadre de gestion et de responsabilisation axé sur les résultats/cadre de vérification axé sur les risques (CGRR/CVAR) mis à jour régulièrement, tout comme la planification et la surveillance. Le gouvernement du Canada a fourni des fonds supplémentaires pour contrebalancer les effets de la crise économique et pour faire en sorte que les Jeux de 2010 soient bilingues. Les dispositions relatives au financement de la Politique d’accueil, notamment la proportion maximale des coûts assumée par le GC et l’absence de garantie en cas de déficit ont aidé à maintenir l’orientation de l’investissement du GC.

L’évaluation a constaté que les investissements dans les Jeux de 2010 ont permis au gouvernement du Canada d’atteindre les résultats prévus qui pouvaient être mesurés au moment où l’évaluation a été effectuée.

La section suivante présente les principales constatations de l’évaluation selon le niveau des résultats.

Résultats immédiats

  • Les services fédéraux essentiels engagés dans le cadre de l’Entente multipartite ont été offerts avec succès par les ministères et organismes concernés.
  • Des Canadiens de toutes les régions et de tous les niveaux socio-économiques ont participé aux activités sportives, économiques, sociales et culturelles ainsi qu’aux manifestations et activités de sensibilisation aux Jeux de 2010.
  • La plupart des Canadiens sondés étaient au courant de la contribution financière du gouvernement du Canada aux Jeux, y compris en ce qui concerne la sécurité et les douanes.
  • Les obligations et les attentes relatives aux langues officielles n’étaient pas claires dans l’entente multipartite signée avec les partenaires, dans l’avenir, les ententes similaires doivent fournir davantage de clarté.
  • Il a été démontré que les obligations relatives aux Jeux bilingues étaient respectées à la fin et que les lacunes relevées avant le début des Jeux de 2010 auraient pu être prévenues par une planification plus hâtive et exhaustive dans ce domaine.
  • Les Jeux de 2010 ont permis au gouvernement fédéral de faire avancer ses objectifs en matière de Jeux bilingues, malgré les difficultés rencontrées.

Résultats intermédiaires

  • Il a été prouvé que le financement fédéral accordé à des initiatives précises a contribué à une meilleure connaissance de l’art, des artistes et des cultures, et à une plus grande assistance ou participation aux manifestations liées aux Jeux, notamment aux cérémonies d’ouverture des Jeux olympiques.
  • Il y a eu une participation sans précédent des Premières nations à la planification et à diverses activités liées aux Jeux ainsi que des avantages à long terme ainsi que l’établissement de legs sportifs pour les Premières nations.
  • Les athlètes canadiens ont bien performé, comme le démontrent les 26 médailles, soit le nombre le plus élevé de médailles remportées par le Canada dans l’histoire des Jeux d’hiver. La plupart des Canadiens étaient d’accord pour dire que le niveau de performance faisait honneur au Canada.

Résultats finaux

  • Les Jeux de 2010 et les manifestations connexes ont fait la promotion de l’excellence sportive, démontré efficacement notre sentiment de fierté et de diversité et, de façon générale, ont mis en évidence le patrimoine culturel canadien, y compris celui des Premières nations.
  • Malgré les revers tôt dans les Jeux de 2010, les informateurs clés ont convenu que ceux-ci avaient renforcé la réputation du Canada en tant qu’hôte de grandes manifestations sportives.
  • La majorité des Canadiens a déclaré que l’accueil des Jeux olympiques de 2010 aurait une incidence positive sur l’image du Canada à l’étranger.
  • Les Jeux de 2010 ont également permis de créer des legs sportifs pour tous les athlètes, y compris les athlètes ayant un handicap et les membres des Premières nations, ainsi que de nouvelles installations sportives durables sur le plan de l’environnement.

Résultats liés à la Politique fédérale concernant l’accueil de manifestations sportives internationales

  • Les études de recherche qui font état de plusieurs contributions aux avantages à long terme des Jeux étaient limitées au moment de la rédaction du présent rapport.
  • La recherche sur l’opinion publique indique que la majorité des Canadiens estime que les Jeux de 2010 ont eu des retombées positives sur l’industrie du tourisme, le secteur canadien des arts et de la culture, les possibilités de commerce et d’investissement pour les sociétés canadiennes et les possibilités économiques et sociales pour les collectivités partout au Canada.

Leçons retenues

Les informateurs clés ont relevé plusieurs pratiques exemplaires et possibilités d’amélioration qui pourraient éclairer la conception et la prestation de manifestations sportives et culturelles dont la portée est similaire.

Pratiques exemplaires

  • Planification hâtive par le biais de l’Entente multipartite.
  • Structure de gouvernance fédérale établie par l’entremise du Secrétariat fédéral 2010 et du Cadre de coordination fédérale.
  • Stratégie de mesure du rendement et système d’établissement de rapports solides.
  • Gestion continue des risques du Secrétariat fédéral 2010.
  • Réseau de la haute direction pour la prestation des services fédéraux essentiels et mise en commun des ressources en vue de tirer profit d’autres possibilités liées aux Jeux de 2010.
  • Conception d’installations sportives accessibles, durables et convertibles.
  • Participation des Premières nations et création de la Société des quatre Premières nations hôtes comme point de contact unique.

Possibilités d’amélioration

  • Simplifier les exigences en matière de rapports pour les bénéficiaires afin de réduire le fardeau qui leur est imposé.
  • Assurer une communication continue entre le Secrétariat fédéral 2010 et les bénéficiaires de financement en ce qui concerne les besoins de trésorerie afin d’aider ces derniers à réagir plus efficacement aux risques imprévus liés au calendrier des paiements.

Conclusion

L’évaluation conclut que les investissements du gouvernement du Canada dans les Jeux de 2010 étaient pertinents. Le gouvernement a mis en place une structure efficace par l’entremise du Secrétariat fédéral pour la planification et la réalisation efficaces et efficientes de ses engagements. Les pratiques exemplaires et les possibilités d’amélioration ont été relevées. Les résultats prévus ont été produits par les ministères et organismes responsables des services fédéraux essentiels. Les résultats immédiats et intermédiaires prévus ont été atteints. On s’attend à ce que les résultats à long terme se réalisent avec le temps.

Recommandation

Recommandation : Obligations relatives aux langues officielles – PCH devrait mettre en œuvre un cadre exhaustif afin de s’assurer que les obligations relatives aux langues officielles sont surveillées efficacement pour les manifestations sportives ou culturelles dont la portée est similaire à celle des Jeux de 2010. Ce cadre viserait à renforcer les mécanismes existants, comme les accords de contribution (y compris les ententes multipartites) ou les documents de planification (y compris les plans d’activités des bénéficiaires). Il comprendrait les processus et les outils de collaboration internes et externes nécessaires pour assurer une surveillance et un soutien systématiques des bénéficiaires et des partenaires. Il devrait être lancé tôt dans le processus, afin de mieux aider les partenaires à respecter les exigences en matière de langues officielles.

Réponse et plan d’action de la direction

PCH a mis en place une série d’outils et de processus qui, ensemble, constituent des mesures solides pour la gestion et la surveillance des dossiers de subventions et de contributions, y compris la détermination et la surveillance des exigences en matière de langues officielles lors des grandes manifestations sportives et culturelles. Il incombe à tous les programmes de se reporter régulièrement à ces outils et processus.

En réponse à la recommandation, le Ministère élaborera des clauses formulées de façon appropriée qui seront incluses dans l’accord de contribution type. Compte tenu des objectifs et des résultats prévus de chaque programme, les programmes particuliers qui nécessiteront des clauses spéciales en matière de langues officielles seront déterminés. Les clauses devront :

  • indiquer clairement les mesures précises qui doivent être prises par le bénéficiaire de financement afin de refléter la dualité linguistique du Canada;
  • veiller à ce que le bénéficiaire de financement final soit informé de ses responsabilités pour ce qui est de satisfaire aux obligations de refléter la dualité linguistique du Canada.

Richard Willan

Dirigeant principal de la verification et de l’évaluation

Ministère du Patrimoine canadien

1 Introduction

Le ministère du Patrimoine canadien était responsable de la coordination de la participation du gouvernement fédéral aux Jeux olympiques et paralympiques d’hiver de 2010 (les Jeux de 2010), tenus à Vancouver et à Whistler (Colombie–Britannique) en février et mars 2010 respectivement, à l’exception de la sûreté et de la sécurité publique aux Jeux. Il incombait au Secrétariat fédéral 2010, situé dans les bureaux du ministère du Patrimoine canadien, de conseiller les décideurs en temps opportun et d’offrir son expertise pour assurer la direction et la coordination des ministères chargés de services fédéraux essentiels et de 16 autres ministères et organismes qui exploitaient les Jeux d’hiver de 2010 pour procurer des avantages aux Canadiens. Les aspects liés à la sûreté et à la sécurité publique aux Jeux étaient coordonnés par le coordonnateur fédéral de la sécurité des Olympiques de 2010 et du G8, du Bureau du Conseil privé (BCP).

En tant que ministère responsable original, PCH a élaboré un cadre de gestion et de responsabilisation axé sur les résultats (CGRR) et un cadre de vérification axé sur les risques (CVAR) intégrés (CGRR/CVAR) pour les Jeux olympiques et paralympiques d’hiver de 2010 afin d’obtenir la contribution des ministères et des organismes qui ont reçu des fonds supplémentaires ou utilisé des ressources existantes pour appuyer les Jeux de 2010. Afin d’assurer la responsabilisation en ce qui concerne la sûreté et la sécurité publique aux Jeux, un CGRR distinct pour la sûreté a été élaboré par la Gendarmerie royale du Canada (GRC) en collaboration avec ses partenaires fédéraux. La GRC a effectué une évaluation distincte qui couvrait les aspects de la sûreté et de la sécurité publique aux Jeux de 2010.

Le présent rapport fait état des principales constatations de l’évaluation horizontale de la contribution du gouvernement du Canada relativement aux activités entreprises par les ministères et organismes fédéraux responsables de la prestation de services fédéraux essentiels et aux investissements stratégiques, à l’exception de la sûreté et de la sécurité publique aux Jeux. La phase de collecte des données de l’évaluation a été réalisée de novembre 2009 à septembre 2010, et elle était gérée par la Direction des services d’évaluation (DSE) du ministère du Patrimoine canadien (PCH). Le rapport aborde les enjeux obligatoires de pertinence et de rendement comme l’exige la Politique sur l’évaluation du Conseil du Trésor.

Le ministère du Patrimoine canadien a mené cette évaluation horizontale, par l’entremise du Groupe de travail interministériel sur l’évaluation (GTIE), en collaboration avec les ministères et organismes fédéraux qui en font partie. Les membres du GTIE sont : ministère du Patrimoine canadien (PCH); Environnement Canada (EC); ministère des Pêches et des Océans (MPO); Santé Canada (SC); Agence du revenu du Canada (ARC); Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA); Agence de la santé publique du Canada (ASPC); Industrie Canada (IC); Ressources humaines et Développement des compétences Canada (RHDCC); Affaires autochtones et Développement du Nord Canada (AADNC); ministère des Affaires étrangères et du Commerce International (MAECI); Travaux publics et Services gouvernementaux Canada (TPSGC). En 2008, on a également effectué une vérification et une évaluation formative conjointes du Secrétariat fédéral des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver de 2010. Les résultats du rapport préliminaire (novembre 2011) de l’évaluation horizontale menée par la Gendarmerie royale du Canada (GRC) en ce qui concerne la sûreté et la sécurité publique aux Jeux ont été pris en compte dans le présent rapport. La Commission canadienne du tourisme a participé à l’évaluation horizontale, mais elle effectue une évaluation distincte de ses activités liées aux Jeux de 2010.

Le rapport est divisé en six sections.

La section 2 décrit le contexte dans lequel les investissements du GC ont été réalisés pour appuyer les Jeux de 2010; la section 3 présente la méthodologie d’évaluation; la section 4 expose les constatations de l’évaluation selon les enjeux; la section 5 présente la conclusion; la section 6 comprend la recommandation.

2 Contexte

Les Jeux de 2010 se sont déroulés du 12 au 28 février 2010 (Jeux olympiques) et du 12 au 21 mars 2010 (Jeux paralympiques) à Vancouver et à Whistler (Colombie-Britannique). La planification et l’exécution des Jeux de 2010 étaient une initiative horizontale pluriannuelle complexe à laquelle ont participé tous les partenaires concernés du Comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver de 2010 à Vancouver (COVAN), d’organismes sans but lucratif et du secteur privé et de tous les ordres de gouvernement. Le gouvernement du Canada (GC) a grandement contribué aux Jeux de 2010.

La présente section décrit le contexte dans lequel les investissements du GC dans les Jeux de 2010 ont été réalisés, et comment les ministères et organismes fédéraux se sont acquittés de leurs obligations.

2.1 Politique fédérale concernant l’accueil de manifestations sportives internationales

La Politique fédérale concernant l’accueil de manifestations sportives internationales (Politique d’accueil) guide les activités du gouvernement fédéral liées à l’accueil de compétitions dans le cadre du développement du sport. La Politique énonce ce qui suit :

  • Le gouvernement du Canada reconnaît les avantages sur les plans du développement du sport, de la vie sociale, de la culture, de l’économie et des collectivités qui découlent de l’accueil de manifestations sportives internationales, et qu’une approche proactive, stratégique et coordonnée concernant les projets de candidature et d’accueil s’impose pour concrétiser et optimiser les avantages pour tous les Canadiens et Canadiennes.
  • Le gouvernement du Canada reconnaît aussi combien il est important pour le Canada de soumettre des projets de candidature et d’accueil rattachés aux manifestations sportives internationales afin de s’imposer davantage en tant que grand pays à vocation sportive [1]

En ce qui concerne les Jeux de 2010, le GC a limité ses investissements afin de respecter les paramètres prévus par la Politique d’accueil.

Plus particulièrement, la Politique d’accueil prévoit ce qui suit :

  • Le gouvernement fédéral finance des manifestations qui apportent des avantages nets (sur les plans du sport, de la vie sociale, de l’économie et de la culture).
  • Les contributions financières fédérales sont fixées à 35 % du coût total de la manifestation et ne doivent pas dépasser 50 % du montant total que le secteur public réserve à la manifestation.
  • Le GC n’offre pas de garantie en cas de déficit enregistré par les organisateurs au titre de l’exploitation.

Avec cette Politique d’accueil comme guide, le gouvernement fédéral s’est engagé, dans l’Entente multipartite (EM) de novembre 2002, à fournir des services essentiels et à réaliser des investissements dans les legs et des investissements stratégiques pour les Jeux de 2010.

2.2 Entente multipartite

L’Entente multipartite (EM) a été incluse dans le dossier de candidature présenté au Comité international olympique (CIO) afin de démontrer le niveau d’engagement des principales parties à tenir les Jeux de 2010. L’EM[2] établissait les responsabilités respectives de la ville hôte et de tous les partenaires en ce qui concerne le financement, l’organisation et la tenue de cette manifestation internationale.

Les signataires de l’EM comprenaient le GC, la Province de la Colombie-Britannique, la Ville de Vancouver, la Municipalité de villégiature de Whistler, le Comité olympique canadien (COC), le Comité paralympique canadien (CPC) et la Société de candidature de Vancouver 2010. Après l’attribution des Jeux de 2010, s’est opérée la transition de la Société de candidature de Vancouver 2010 au COVAN. Outre les signataires de l’Entente multipartite (EM), les intervenants suivants ont été des partenaires importants dans la planification et l’exécution des Jeux de 2010 : les communautés locales des Premières nations désignées comme étant les quatre Premières nations hôtes (QPNH), la Société des quatre Premières nations hôtes (SQPNH), la Ville de Richmond, le CIO et le Comité international paralympique. De plus amples renseignements sur les signataires de l’EM et les autres partenaires importants figurent à l’annexe A.

Les parties à l’EM s’attendaient à ce que les Jeux de 2010 génèrent des retombées tangibles et intangibles pour les athlètes amateurs canadiens et pour le public canadien, et à ce que l’accueil des Jeux de 2010 renforce les activités olympique et paralympique dans le monde[3]. Les partenaires fédéraux ont saisi l’occasion présentée par les Jeux de 2010 pour faire avancer les objectifs de la Politique d’accueil et pour obtenir des avantages sur les plans sportif, culturel, social et économique.

L’EM décrivait les contributions des diverses administrations. Les gouvernements fédéral et provincial ont pris l’engagement, en 2003, d’investir des montants égaux de financement pour l’accueil des Jeux de 2010. Les villes de Vancouver et de Whistler ont également convenu de fournir le soutien et les services nécessaires pour la tenue des Jeux de 2010[4]Outre ces contributions stipulées, le COVAN pouvait aussi demander de l’aide additionnelle d’une administration partenaire quelconque[5], laquelle avait l’option de la fournir ou non.

2.3 Investissements du gouvernement du Canada dans les Jeux de 2010

2.3.1 Fonds supplémentaires

La contribution du GC aux Jeux de 2010 était de 1,1 milliard de dollars en fonds supplémentaires. Le soutien du GC, engagé dans le cadre de l’EM, a été fourni pour une série d’activités. Voir l’annexe B pour consulter le tableau sur les services et le budget prévus du GC pour les Jeux de 2010.

1. Financement pour des investissements stratégiques – 557 M$ ont été dépensés par :
  • le COVAN pour la construction des sites des Jeux et ses activités;
  • le ministère du Patrimoine canadien (PCH), Affaires autochtones et Développement du Nord Canada (AADNC), le ministère des Affaires étrangères et du Commerce international (MAECI) et Travaux publics et Services gouvernementaux Canada (TPSGC) pour la coordination d’activités qui ont permis au gouvernement fédéral de poursuivre des politiques et des priorités particulières relatives à la promotion et à la participation en ce qui concerne les Jeux d’hiver de 2010;
  • PCH pour une gamme d’activités liées aux Jeux de 2010 – cérémonies d’ouverture des Jeux, relais de la flamme, Pavillon du Canada – et le maintien d’activités se rattachant indirectement à la logistique de la tenue des Jeux, mais qui avaient le potentiel de procurer d’autres avantages ou de tirer profit de la participation et de l’attention du monde entier;
  • AADNC pour soutenir les legs et accroître les possibilités économiques, sportives et sociales des Premières nations  Musqueam et Tsleil-Waututh
  • la Commission canadienne du tourisme pour appuyer l’élaboration d’une stratégie touristique relative aux Jeux olympiques de 2010 en vue d’encourager le tourisme au Canada une fois les Jeux terminés.
2. Financement pour des services fédéraux essentiels (SFE) non liés à la sûreté et à la sécurité publique – 17,745 M$ ont été dépensés par
  • Environnement Canada (EC), Santé Canada (SC), le ministère des Pêches et des Océans (MPO) et l’Agence de la santé publique du Canada (ASPC) pour la prestation de services engagés dans le cadre de l’EM visant à appuyer les Jeux de 2010 ou à promouvoir des objectifs liés à l’esprit de ces Jeux.
3. Le financement pour des services fédéraux essentiels (SFE) liés à la sûreté et à la sécurité publique des Jeux de 2010 a été contrebalancé par une contribution de 252 M$ du gouvernement de la Colombie Britannique – un montant de 785 M$ a été dépensé par :
  • la Gendarmerie royale du Canada (GRC), le ministère de la Défense nationale (MDN), l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC), Industrie Canada (IC), l’Agence de la santé publique du Canada (ASPC), Sécurité publique Canada (SP), Transports Canada (TC), Citoyenneté et Immigration Canada (CIC), le Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS), le Bureau du Conseil privé (BCP) par l’entremise du Bureau du coordonnateur de la sécurité des Olympiques de 2010 et du G8, la Garde côtière canadienne (GCC), la Société canadienne des postes et Nav Canada.

2.3.2 Services fournis par le biais de ressources existantes

Quatre ministères, soit Industrie Canada (IC), l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA), l’Agence du revenu du Canada (ARC) et Ressources humaines et Développement des compétences Canada (RHDCC), n’ont pas reçu de fonds supplémentaires pour fournir certains services fédéraux essentiels. Ces ministères ont réaffecté des fonds de leurs crédits annuels (services votés) pour offrir ces services. Les services qu’ils ont offerts sont inclus dans la présente évaluation. SC a également utilisé des ressources existantes pour fournir certains services qui ne sont pas inclus dans l’évaluation.

Plusieurs autres ministères et organismes fédéraux ont également utilisé des ressources existantes (services votés) afin de tirer profit de l’accueil des Jeux de 2010. Étant donné qu’ils ne se sont pas engagés officiellement à rendre compte de leurs activités liées aux Jeux, ils ne sont pas inclus dans l’évaluation.

2.4 Comité d’organisation de Vancouver (COVAN)

Le COVAN était le principal bénéficiaire externe du financement fédéral. Il s’agit d’un organisme sans but lucratif établi pour organiser les Jeux. Son conseil d’administration est composé de représentants des signataires de l’EM, et des conseils de bande des Premières nations Lil’wat et Squamish. Les objectifs du COVAN étaient de créer et de mettre en œuvre des Jeux de 2010 de haute qualité et de laisser des legs sportifs et culturels durables dont on pourrait tirer profit[6]. Les responsabilités du COVAN étaient les suivantes[7] :

  • planifier, préparer, financer et tenir les Jeux dans la région métropolitaine de Vancouver ainsi qu’à Whistler;
  • faire connaître Vancouver comme la ville hôte, Whistler comme la station hôte, la Colombie-Britannique comme la province hôte et le Canada comme le pays hôte;
  • voir à la préparation des installations olympiques, et prêter son concours au besoin pour ces préparatifs.

Le COVAN a également convenu de communiquer avec le public et de lui fournir des services en anglais et en français[8].

Pour l’aider à s’acquitter de ces responsabilités, le COVAN a élaboré un plan d’activités, approuvé par les gouvernements fédéral et provincial, en fonction des objectifs définis dans l’EM.

Le COVAN a établi le Fonds de dotation des Jeux de 2010 auquel le GC et le gouvernement de la Colombie-Britannique ont tous deux contribué des fonds. Le Fonds a servi en partie à payer les dépenses d’exploitation et de maintenance des diverses installations sportives des Jeux de 2010, depuis leur inauguration et par la suite. Le Fonds pouvait également servir aux programmes de développement et de perfectionnement des athlètes et des entraîneurs dans les installations sportives des Jeux de 2010 ainsi qu’aux programmes de développement et de perfectionnement des athlètes et des entraîneurs après les Jeux de 2010 ailleurs au pays [9].

Le COVAN a également établi la Société des installations olympiques de Whistler, composée de membres représentant les parties à l’EM (à l’exception du GC) et les Premières nations Lil’wat et Squamish. La Société des installations olympiques de Whistler supervise la propriété, la gestion et l’exploitation des installations sportives des Jeux de 2010 à Whistler.[10] Après les Jeux de 2010, le COVAN a pris des dispositions pour que les installations sportives construites ou rénovées pour les Jeux de 2010, financées en partie ou en totalité par le GC, puissent être utilisées par des organismes de sport amateur, notamment par les athlètes en développement et les athlètes d’élite.[11]

2.5 Rôles et responsabilités du GC à l’égard des Jeux de 2010

Des structures d’appui aux rôles et aux responsabilités du GC n’ayant pas trait à des aspects liés à la sûreté et à la sécurité publique aux Jeux ont été élaborées et améliorées tout au long de la période menant à l’événement. Des structures de gouvernance et de secrétariat ont été mises en œuvre pour appuyer les 30 ministères et organismes fédéraux appelés à contribuer à l’accueil des Jeux de 2010, y compris 15 ministères et organismes fédéraux fournissant des SFE autorisés conformément aux engagements pris par le GC dans le cadre de l’EM.

2.5.1 Structure de gouvernance

PCH, responsable du Programme d’accueil, était le ministère responsable de la participation du gouvernement fédéral à l’appui des Jeux de 2010. À ce titre, le rôle de PCH comprenait l’établissement d’un secrétariat – le Secrétariat fédéral 2010 (SF 2010) – afin de superviser la contribution fédérale. Le SF 2010 a élaboré le Cadre de coordination fédérale (CCF), une structure de gouvernance permettant d’assurer une approche pangouvernementale pour la prestation des SFE lors des Jeux de 2010.

2.5.2 Responsabilités du Secrétariat fédéral

Le SF 2010 était chargé de coordonner la prestation des SFE et l’attribution de fonds pour les immobilisations, les legs et les projets stratégiques à l’appui des Jeux de 2010. Il devait « donner des conseils en temps opportun aux décideurs, et fournir un leadership, une expertise et des services de coordination pour les besoins de 14 ministères responsables de la prestation des services fédéraux essentiels et de 16 autres ministères et organismes fédéraux qui misent sur les Jeux de 2010 pour procurer des avantages aux Canadiens.[12]” À l’interne, le SF 2010 travaillait avec le Bureau du Conseil privé (BCP), le ministère des Finances (FIN) et le Secrétariat du Conseil du Trésor (SCT) afin d’assurer :

  • la communication et la coordination efficaces entre les ministères et organismes qui participent aux Jeux;
  • l’harmonisation des activités associées aux Jeux avec les priorités et les intérêts globaux du gouvernement fédéral [13].

Le SF 2010 maintenait également des relations continues avec les partenaires fournissant des SFE qui appuyaient directement les Jeux de 2010 afin :

  • de coordonner la contribution fédérale aux Jeux de 2010;
  • d’assurer la liaison entre le GC, le COVAN et le gouvernement de la Colombie-Britannique;
  • d’entretenir les relations avec les partenaires des Jeux de 2010 qui commanditaient et organisaient les Jeux de 2010, comme le COVAN et les municipalités (Richmond, Vancouver et Whistler);
  • de surveiller la conformité des bénéficiaires avec les exigences relatives aux contributions fédérales[14].

Lorsque le SF 2010 a été démantelé, Sport Canada a été chargé de surveiller les legs des Jeux de 2010, et d’en rendre compte.

2.5.3 Cadre de coordination fédérale

Le Cadre de coordination fédérale (CCF) est une structure de gouvernance composée de quatre niveaux de comités :

  • Comité de coordination des sous-ministres et des chefs d’organisme;
  • Groupe de travail représentatif (GTR) formé de cadres supérieurs (niveau des sous-ministres adjoints [SMA]) des ministères et organismes concernés.
  • Comité des SFE (niveau des directeurs et des directeurs généraux des ministères et organismes ayant des obligations contractuelles de fournir des services aux Jeux) sous l’autorité du GTR;
  • Dix groupes thématiques de niveau opérationnel (par la suite, ce nombre a été révisé à huit)[15]

Les comités ont soutenu les partenaires qui se sont engagés à offrir des services essentiels et facultatifs dans le cadre des Jeux de 2010, et ont exercé une surveillance à cet égard. Ils ont également permis aux ministères et organismes fédéraux de communiquer et de planifier des stratégies d’utilisation des ressources ministérielles actuelles et d’autres ressources disponibles afin de favoriser la création d’avantages économiques, sociaux, culturels et sportifs associés aux Jeux de 2010[16].

2.5.4 Responsabilités des partenaires fédéraux

Les investissements du GC ont été réalisés dans neuf secteurs de service différents qui appuyaient les résultats prévus. Les deux premiers secteurs de service (Coordination fédérale et Promotion et participation) sont considérés comme des investissements stratégiques [17], alors que les sept autres ont trait à des services engagés dans le cadre de l’EM et offerts par les partenaires fournissant des SFE. Les partenaires fournissant des SFE qui fournissent déjà des services typiques de leur ministère ou organisme respectif, pouvaient recommander d’autres activités à l’échelle nationale visant à tirer profit des possibilités découlant des Jeux de 2010. Une description des secteurs de service et des partenaires fournissant des SFE figure à l’annexe C. Les secteurs de service sont également représentés dans le modèle logique des Jeux de 2010 figurant à l’annexe C et sont directement liés à l’atteinte des résultats prévus des Jeux de 2010.

2.6 Responsabilisation à l’égard des investissements du GC

À titre d’organisation responsable de la coordination fédérale, PCH a élaboré en 2005 un cadre de gestion et de responsabilisation axé sur les résultats (CGRR) et un cadre de vérification axé sur les risques (CVAR) intégrés (CGRR/CVAR) en collaboration avec une équipe interministérielle d’élaboration (l’équipe). Par la suite, le CGRR/CVAR a été mis à jour régulièrement. L’équipe était composée de représentants des ministères et des organismes fédéraux contribuant aux Jeux de 2010. Le CGRR/CVAR pour l’initiative horizontale définissait les mesures du rendement pour les ministères fournissant des investissements stratégiques et des SFE. Les attentes en matière de rendement étaient liées aux activités de coordination et de communication du SF 2010 et des autres ministères ainsi qu’aux services offerts par les partenaires fournissant des SFE. Le document final a été approuvé en novembre 2009.

Dans le cadre du processus permettant d’assurer que les partenaires fournissant des SFE s’acquittent de leurs responsabilités au mieux de leurs capacités, une équipe de mise en œuvre du CGRR/CVAR a été créée afin de surveiller et d’évaluer les risques et leur incidence sur les résultats définis pour cette initiative.

2.6.1 Objectifs stratégiques des investissements du GC

Les trois objectifs stratégiques de la participation du GC aux Jeux de 2010 étaient les suivants :

  • rehausser l’image du Canada au pays et à l’étranger, tout en faisant la promotion du GC en tant que partenaire de financement dans le soutien aux Jeux de 2010;
  • faire avancer les priorités fédérales existantes et promouvoir les avantages durables sur les plans sportif, économique, social et culturel pour les Canadiens;
  • démontrer la capacité du Canada à planifier, coordonner, promouvoir et produire avec succès une grande manifestation sportive internationale reconnue mondialement [18].

2.6.2 Résultats prévus des investissements du GC

Le modèle logique des Jeux de 2010 a été élaboré par le SF 2010 en consultation avec ses partenaires fournissant des SFE. Ce modèle logique illustre la contribution des ministères et organismes qui ont reçu des fonds supplémentaires pour appuyer les Jeux de 2010 ou qui ont utilisé des ressources existantes pour la prestation de SFE autorisés. Il décrit les activités, les extrants et les résultats qui concourent à l’objectif global de la Politique d’accueil, à savoir : « L’accueil de manifestations sportives au Canada procure des avantages sur les plans du développement du sport, de la vie sociale, de la culture, de l’économie et des collectivités pour tous les Canadiens et Canadiennes. » Une partie importante de l’évaluation est de démontrer l’atteinte des résultats prévus. Voir l’annexe D pour consulter le modèle logique horizontal des Jeux de 2010.

Les résultats prévus des Jeux de 2010 comprenaient :

Résultats immédiats
  • Exploitation des Jeux de 2010 pour promouvoir les priorités fédérales actuelles;
  • Visibilité positive et reconnaissance accrue du gouvernement du Canada en tant que principal partenaire des Jeux de 2010;
  • Prestation efficace des SFE autorisés.
Résultats intermédiaires
  • Engagement pancanadien dans les activités sportives, économiques, sociales et culturelles se rattachant aux Jeux de 2010;
  • Image du Canada rehaussée au pays et à l’étranger;
  • Expérience de Jeux sécuritaires et de grande qualité pour tous les Canadiens et Canadiennes et les participants d’ailleurs dans le monde.
Résultats finaux
  • Legs sportifs, économiques, sociaux et culturels profitant à tous les Canadiens et Canadiennes;
  • Excellence et valeurs canadiennes promues à l’échelle nationale et internationale;
  • Le Canada reconnu comme hôte compétent et inclusif.

Ces résultats finaux découlent des résultats énoncés dans la Politique d’accueil.

3 Méthodologie

L’évaluation horizontale a été réalisée en trois phases :

  • Phase 1 (d’avril à juillet 2009) : détermination de la portée de l’évaluation par le biais de consultations;
  • Phase 2 (de juillet à octobre 2009) : élaboration d’un cadre d’évaluation pour structurer l’évaluation;
  • Phase 3 (de novembre 2009 à septembre 2010) : réalisation de l’étude d’évaluation.

Toutes les phases ont été réalisées en étroite collaboration avec le Groupe de travail interministériel sur l’évaluation (GTIE), les organismes centraux – le Bureau du Conseil privé (BCP), le Secrétariat du Conseil du Trésor (SCT) – et la Gendarmerie royale du Canada (GRC).

3.1 But et objectifs de l’évaluation

L’évaluation horizontale menée par PCH rend compte des investissements du GC et des activités liées aux Jeux depuis avril 2003 jusqu’à la fin des Jeux de 2010. Elle est réalisée conformément à la Politique sur l’évaluation (2009) du Conseil du Trésor. Elle est également en harmonie avec le cadre de gestion et de responsabilisation axé sur les résultats/cadre de vérification axé sur les risques (CGRR/CVAR) horizontal élaboré dans le but de guider les exigences en matière de responsabilisation liées aux investissements du GC dans les Jeux de 2010.

Une matrice d’évaluation a été élaborée en consultation avec PCH, le SF 2010 et les partenaires fournissant des SFE afin de refléter les nombreuses dimensions du succès et de satisfaire aux exigences des politiques. La matrice est présentée à l’annexe D.

La portée de l’évaluation englobe ce qui suit :

  • Incidence de la contribution du GC au Comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver de 2010 à Vancouver (COVAN) dans le cadre de l’Entente multipartite (EM), qui portait sur la construction des sites et le soutien opérationnel aux Jeux de 2010.
  • Activités et résultats indiqués dans le CGRR/CVARhorizontal et entrepris par :
    • les ministères et organismes fédéraux responsables de la prestation de services fédéraux essentiels (SFE), à l’exception de la sûreté et de la sécurité publique aux Jeux;
    • le Secrétariat fédéral (SF) 2010 et les ministères et organismes qui ont reçu des fonds supplémentaires pour exploiter les Jeux de 2010.

3.2 Enjeux et questions d’évaluation

L’évaluation s’articule autour de 24 questions portant sur les enjeux suivants :

  • Pertinence (3 questions);
  • Conception, exécution et atténuation des risques (7 questions);
  • Rentabilité (2 questions);
  • Succès et incidence (10 questions [19]);
  • Leçons retenues (1 question).

L’annexe E présente la matrice d’évaluation complète. Les questions d’évaluation sont résumées dans les constatations (section 4) au début de chaque sous–section pertinente.

3.3 Sources de données

La matrice d’évaluation a défini trois catégories générales de méthodes de collecte des données pour l’évaluation sommative. Une description détaillée de la méthodologie figure à l’annexe F.

1. Entrevues avec 47 informateurs clés appartenant à cinq groupes différents :

  • Personnel du SF 2010 (7 personnes interrogées);
  • Haute direction de PCH (5 personnes interrogées);
  • Ministères et organismes fournissant des SFE et autres ministères et organismes (20 personnes interrogées);
  • Partenaires des Jeux de 2010 (13 personnes interrogées);
  • Quatre Premières nations hôtes (QPNH) et Société des quatre Premières nations hôtes (2 personnes interrogées).

2. Examen de la recherche sur l’opinion publique : 1) Sondage avant les Jeux mené en juin 2007, ainsi qu’en février 2009 et 2010 et sondage après les Jeux mené en avril et mai 2010; 2) suivi de la couverture médiatique, de novembre 2009 à mars 2010.

3. Examen des documents, notamment :

  • Plans d’activités et documentation opérationnelle du SF 2010;
  • Rapports sur le rendement par les partenaires fournissant des SFE;
  • Autres études de recherche portant sur les Jeux de 2010.

3.4 Limites et défis

Cette section du rapport décrit les défis liés à la méthodologie choisie, et les approches pour les atténuer.

Limite 1 : L’évaluation horizontale a été réalisée juste après les Jeux de 2010 au moment où les données et l’information permettant de mesurer les résultats intermédiaires et à long terme ainsi que les résultats sociaux et économiques n’étaient pas encore disponibles. La décision a été prise de tirer profit d’idées nouvelles du personnel clé du SF 2010 sur les opérations en connaissance des conséquences de ce choix.

Limite 2 : La plupart du temps, la nature interreliée des responsabilités liées aux Jeux empêche l’attribution de résultats à des partenaires fournissant des SFE ou à des partenaires de l’EM en particulier. Par conséquent, les résultats « appartiennent conjointement » à toutes les parties signataires à l’EM. Lorsque les éléments probants le permettent, les contributions des partenaires particuliers sont soulignées.

Défi 1 : L’accès à des informateurs clés après le démantèlement du SF 2010 en juin 2010 a été difficile au début, mais certains membres du personnel restant ont joué un rôle important dans la recherche d’autres informateurs clés et la fourniture de documents pendant qu’ils terminaient leurs propres opérations et qu’ils passaient à de nouvelles affectations. Le démantèlement du SF 2010 a également créé des défis en ce qui concerne la surveillance continue des investissements du GC dans les Jeux de 2010 et la production de rapports financiers connexes pour l’exercice 2010–2011. Les données financières figurant dans le présent rapport ont été confirmées par les évaluateurs en janvier 2012.

4 Constatations

La présente section expose les constatations regroupées sous les deux principaux thèmes de la pertinence et du rendement.

4.1 Pertinence

La contribution du gouvernement du Canada (GC) aux Jeux a été évaluée pour sa pertinence en déterminant si :

  • elle était en harmonie avec les priorités du Ministère et du gouvernement fédéral dans son ensemble;
  • à son tour, elle a contribué au développement des athlètes de haut niveau;
  • le public canadien l’appuyait.

4.1.1 Harmonisation avec les priorités du gouvernement et du Ministère

Les investissements du GC dans les Jeux de 2010 sont en harmonie avec les priorités du gouvernement telles qu’elles sont énoncées dans la Politique d’accueil où le GC reconnaît combien il est important pour le Canada de soumettre des projets d’accueil rattachés aux manifestations sportives internationales afin de s’imposer davantage en tant que grand pays à vocation sportive. L’harmonisation des investissements et des priorités du gouvernement est davantage mise en évidence par les deux principaux objectifs de l’EM qui sont directement liés aux objectifs et aux résultats de la Politique d’accueil :

  • générer des retombées tangibles et intangibles pour les athlètes amateurs canadiens et pour le public canadien;
  • renforcer les activités olympique et paralympique dans le monde, ce qui contribue à son tour à rehausser la réputation du Canada en tant qu’hôte compétent et inclusif.

Le modèle logique des Jeux de 2010 énonce clairement les activités, les extrants et les résultats liés aux objectifs de la Politique d’accueil.

Les engagements du GC d’appuyer les Jeux de 2010, tels qu’ils sont formulés par la Politique d’accueil et pris dans le cadre de l’EM, sont également en harmonie avec les secteurs d’activité des ministères et organismes chargés de la mise en œuvre des investissements stratégiques et des services fédéraux essentiels. Par exemple :

  • Environnement Canada (EC), et dans une certaine mesure le ministère des Pêches et des Océans (MPO), ont utilisé les Jeux pour faire avancer le programme du gouvernement fédéral en ce qui concerne la durabilité (p. ex. en effectuant des études d’impact sur l’environnement, en aidant à réduire l’impact environnemental des Jeux et, plus particulièrement, en mettant en évidence la capacité canadienne en matière de technologie environnementale par le biais de la construction et de l’infrastructure des sites.
  • Les activités de la Stratégie relative aux Jeux olympiques de la Commission canadienne du tourisme (CCT) étaient centrées sur la mise à profit de la couverture médiatique consacrée aux Jeux olympiques et paralympiques afin de mettre le Canada en évidence et de le promouvoir en tant que destination touristique pour des publics internationaux.
  • Ressources humaines et Développement des compétences Canada (RHDCC) a collaboré avec Citoyenneté et Immigration Canada (CIC) et l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) afin d’assurer la délivrance rapide des autorisations d’emploi des travailleurs des Jeux dans le cadre du Programme des travailleurs étrangers temporaires (PTET) existant.

La contribution de PCH aux investissements stratégiques (Coordination fédérale et Promotion et participation) a été définie en grande partie par les objectifs existants des programmes de Sport Canada, y compris le Programme d’accueil, la Politique d’accueil et la Loi sur l’activité physique et le sport. À ce titre, la participation de PCH était directement en harmonie avec ses responsabilités et ses priorités ministérielles ainsi qu’avec les cadres juridiques et stratégiques connexes.

4.1.2 Contribution au développement des athlètes de haut niveau

Les informateurs clés ont indiqué que l’accueil des Jeux de 2010 a contribué au développement des athlètes de haut niveau en :

  • mettant en branle la construction des sites sportifs de façon à pouvoir les utiliser d’une année et demie à deux années avant les Jeux de 2010, donnant ainsi aux athlètes canadiens un accès sans précédent aux installations pour l’entraînement;
  • faisant mieux connaître au public canadien les athlètes de haut niveau en général;
  • créant l’initiative À nous le podium[20]
  • intégrant des caractéristiques particulières dans la conception des sites de façon à répondre aux besoins des participants aux Jeux paralympiques.

En outre, les principales constatations de l’évaluation des programmes de Sport Canada laissaient entendre que les Jeux de 2010 ont servi d’encouragement pour la performance des athlètes et leur ont donné l’occasion de concourir en sol canadien. Cela procurait un avantage aux athlètes parce qu’ils connaissaient bien les sites et qu’ils performaient devant leurs partisans.

Les informateurs clés s’attendent également à ce que les Jeux de 2010 génèrent des retombées à long terme en ce qui concerne le développement futur des athlètes de haut niveau pour les raisons suivantes :

  • les Jeux inspirent les jeunes à viser l’excellence sportive;
  • la couverture étendue des Jeux paralympiques a accru la visibilité des athlètes ayant un handicap;
  • le Canada a remporté beaucoup de médailles;
  • les considérations relatives à la conception et les plans de conversion permettant d’assurer l’utilisation à long terme tant par les athlètes de haut niveau que par les athlètes amateurs ont été pris en compte dans les sites.

4.1.3 Sensibilisation et appui du public à l’égard des Jeux de 2010 et de la contribution du GC

La connaissance de l’emplacement des Jeux de 2010 est utilisée comme indicateur indirect du niveau de sensibilisation aux Jeux de 2010. Les résultats de sondage montrent que la connaissance de l’emplacement des Jeux de 2010 a augmenté chez les Canadiens au cours de la période précédant les Jeux. En juin 2007, 55 % des Canadiens sondés déclaraient avec justesse que les Jeux de 2010 auraient lieu à Vancouver et à Whistler et, en février 2010, 89 % identifiaient correctement l’emplacement de l’événement. La connaissance générale de l’emplacement des Jeux de 2010 a augmenté pour passer de 61 % en juin 2007 à 95 % juste avant les Jeux de 2010 en février de la même année (annexe G – tableau 1). Après les Jeux de 2010, un pourcentage similaire (96 %) des répondants sondés ont identifié correctement l’emplacement des Jeux de 2010 (annexe G – tableau 2). La sensibilisation aux Jeux de 2010 dans les régions du Canada a également augmenté au fil du temps, sauf en ce qui concerne les répondants de la Colombie–Britannique, lesquels ayant déjà indiqué, en juin 2007, qu’ils avaient une bonne connaissance de l’emplacement des Jeux de 2010. Les répondants du Québec affichaient le pourcentage de sensibilisation le plus faible en juin 2007 (43 %), lequel pourcentage a plus que doublé en février 2010 (92 %) (annexe G – tableau 3).

Avant les Jeux de 2010, la connaissance des rôles du GC pour ce qui est d’aider à financer les Jeux de 2010 et d’assurer les services comme la sécurité et la douane est demeurée assez stable. Elle a toutefois augmenté pour passer de 67 % en juin 2007 à 73 % en février 2009 et 2010. La proportion des Canadiens qui ont déclaré, pendant la même période, que le GC ne jouait aucun rôle dans les Jeux de 2010 a diminué pour passer de 9 % en 2007 à 6 % en 2010 (annexe G – tableau 4). La connaissance du rôle complet du GC a augmenté pendant la même période dans toutes les régions du pays (annexe G – tableau 5).

Selon divers résultats de sondage rapportés dans les médias pendant la période précédant les Jeux, une faible proportion de Canadiens pensaient qu’il y aurait des retombées économiques positives en ce qui concerne les débouchés commerciaux et les possibilités d’investissement découlant des Jeux de 2010 (La Presse, le 17 septembre 2009). À la veille des Jeux de 2010, les Canadiens étaient de plus en plus enthousiastes, mais toujours partagés sur les coûts des Jeux de 2010, et ils étaient plus susceptibles de voir des retombées positives découler des Jeux de 2010 que les résidents de la Colombie–Britannique et de Vancouver (CBC, le 12 février 2010). À mi–chemin pendant les Jeux de 2010, un sondage révélait que « les Canadiens demeuraient plus enthousiastes, en ce qui concerne les retombées de l’accueil des Jeux de 2010, que les Britanno–Colombiens et les Vancouvérois, quoique ces perceptions se soient également améliorées » (CBC, le 26 février 2010). Un sondage réalisé après les Jeux de 2010 révélait que 85 % ou plus des « Canadiens [voyaient] d’importants avantages pour le Canada, pour la C.–B. et Vancouver, [mais] les Britanno–Colombiens et les Vancouvérois étaient moins susceptibles de voir de grands avantages » (CBC, le 10 mars 2010).

Avant la fin des Jeux de 2010, les deux tiers des Canadiens pensaient que les Jeux de 2010 étaient une bonne idée, ce qui représentait une hausse par rapport à une proportion de 28 % en décembre 2009 (The Globe and Mail, le 11 mars 2010). En outre, selon la CBC, [les sondages] menés pendant les Jeux de 2010 laissaient entendre que la vaste majorité des Canadiens étaient d’avis que les Jeux olympiques contribuaient à l’unification du pays » (le 2 mars 2010).

4.2 Rendement des investissements du GC dans les Jeux de 2010 (conception et exécution)

Cette section présente les constatations relatives à divers aspects du rendement de la contribution du GC aux Jeux de 2010 en ce qui concerne la conception et l’exécution ainsi que la démonstration de l’efficience et de l’économie. L’évaluation a examiné la mesure dans laquelle le GC a respecté ses engagements par rapport à quatre thèmes couvrant six questions d’évaluation :

  • Coordination et communication
  • entre le SF 2010 et les partenaires fournissant des SFE;
  • entre le SF 2010 et les partenaires des Jeux de 2010.
  • Investissements du GC
  • planification et utilisation des ressources et surveillance de la totalité des contributions du SF 2010 et des partenaires fournissant des SFE;
  • rapports sur les résultats par les bénéficiaires externes de financement.
  • Rentabilité
  • planification claire des activités et des opérations entourant le transfert de fonds.
  • Planification d’urgence et détermination des risques.

L’évaluation comprenait également une question sur les leçons retenues. Les constatations relatives à celles–ci figurent à la section 4.4.1 sous Pratiques exemplaires et possibilités d’amélioration. Il y avait aussi une question portant sur la sûreté et la sécurité publique aux Jeux. Les constatations sont présentées dans l’évaluation menée par la GRC[21].

4.2.1 Efforts de coordination et de communication du Secrétariat fédéral 2010

Le SF 2010 était chargé d’assurer le financement d’immobilisations ainsi que la coordination du financement de legs, de promotion et de participation, de même que le soutien en matière de SFE aux Jeux de 2010. Il lui incombait également d’assurer la liaison entre les organismes centraux et d’agir à titre d’intermédiaire entre le GC, le COVAN et les autres partenaires des Jeux de 2010.

Selon la plupart des informateurs clés du gouvernement fédéral, le leadership solide démontré par un secrétariat dévoué tel que le SF 2010 est considéré comme un facteur de succès important de la conception et de la mise en oeuvre des investissements du GC dans les Jeux de 2010, et il est un modèle de pratique exemplaire en matière de gestion horizontale. Ce leadership était intégré aux processus de communication efficaces du SF 2010 qui assuraient un soutien du niveau supérieur, une prise de décisions efficace et opportune au sein d’une grande bureaucratie complexe ainsi qu’un point de contact unique pour les autres partenaires de l’extérieur du GC. Certains informateurs clés ont également souligné les efforts du SF 2010 en ce qui concerne l’échange continu d’information et la rapidité de réponse aux demandes particulières de renseignements ou de conseils. Le CCF a été désigné par les informateurs clés comme étant une structure de gouvernance déterminante pour assurer la communication et la coordination, et l’EM comme étant un document de première importance qui appuyait l’efficacité de la coordination au sein du GC et avec les partenaires externes.

Cadre de coordination fédérale

Le CCF a été élaboré par le SF 2010 dans la phase de planification des Jeux de 2010. Il s’agissait d’une structure de gouvernance à trois niveaux de ministères et d’organismes chargés de la réalisation des engagements du GC pour les Jeux de 2010. En plus de la structure de gouvernance, huit groupes thématiques de niveau opérationnel étaient actifs au moment de la préparation des Jeux de 2010. Les groupes axés sur les transports, l’environnement et la durabilité, ainsi que le Réseau fédéral des communicateurs, ont été jugés particulièrement utiles par les informateurs clés du gouvernement.

Certains informateurs clés ont affirmé que la structure du Cadre de coordination fédérale (CCF) était la plus efficace qu’ils aient vu en matière de communication et de coordination horizontales. Certains ont également indiqué que la structure de gouvernance globale était efficace pour faire en sorte que :

  • les ministères et organismes fassent des mises à jour sur les progrès réalisés;
  • le SF 2010 et les organismes centraux surveillent les responsabilités et que, finalement, les exigences relatives à l’EM soient satisfaites.

À en juger par le nombre et la régularité des réunions de ces comités, la qualité des représentants concernés et les sujets abordés, une communication intensive a été établie aux fins de la coordination entre le SF 2010 et les partenaires fournissant des SFE. L’examen des documents relatifs aux réunions et des rapports sur le rendement a également démontré que les partenaires fournissant des SFE ont collaboré et assuré la coordination de façon étroite entre eux et les autres partenaires tel qu’il était prévu. De plus, certains informateurs clés estimaient que les réunions étaient bien préparées et instructives, et que les points de suivi étaient surveillés de près par le SF 2010.

Certains informateurs clés ont mentionné ce qui suit :

  • Il était difficile d’obtenir, pendant plusieurs années, la participation continue des membres du Comité des sous–ministres et du Groupe de travail représentatif (GTR) au niveau des sous–ministres adjoints, car cette responsabilité était parfois déléguée.
  • L’efficacité des réunions aurait pu être améliorée lorsque des questions se rapportant à un petit groupe de ministères devaient être abordées.
  • Les ordres du jour préparés par le SF 2010 et les documents fournis par les ministères et organismes n’étaient souvent disponibles que très tard, ce qui ne permettait pas toujours d’informer adéquatement la haute direction des ministères participants.
Autres mécanismes de coordination et de communication

Plusieurs ministères fournissant des SFE ont également mis en place leur propre réseau de cadres supérieurs plusieurs années avant les Jeux de 2010, afin de coordonner la planification des services des Jeux de 2010, de cerner d’autres possibilités de participation, de communiquer de l’information sur la participation du GC aux Jeux de 2010, et d’examiner et de résoudre les questions potentielles touchant divers secteurs de leur ministère.

La communication, tant formelle qu’informelle, par le SF 2010 avec ses partenaires internes concernant des questions précises, comme la préparation de documents de planification et les résultats des Jeux de 2010, appuyait la coordination de l’investissement du gouvernement fédéral. Outre le CCF, la communication formelle comprenait ce qui suit :

  • Le site intranet interministériel exhaustif qui héberge les documents opérationnels et autres documents élaborés sous la direction du SF 2010. Les informateurs clés ont désigné ce site Intranet comme étant une pratique particulière digne d’émulation.
  • La haute direction de la plupart des ministères et organismes a communiqué l’importance d’appuyer la préparation des Jeux de 2010 (quoique plusieurs l’aient fait relativement peu de temps avant l’événement) en publiant à l’interne des bulletins spéciaux, des bulletins d’information ou des notes de service sur les rôles, les responsabilités, les attentes, la contribution de chaque ministère aux Jeux de 2010, les activités évolutives liées aux Jeux ou les histoires particulières sur la participation individuelle.
Défis

Les défis suivants, qui ont une incidence sur l’efficacité de la coordination, ont été évoqués lors des entrevues avec les informateurs clés :

  • Il y a eu des cas où le SF 2010 était débordé par les demandes, et où le roulement du personnel au sein du SF 2010 entravait les progrès de diverses initiatives ministérielles ou interministérielles, car de nouvelles personnes devaient être formées. Ces problèmes ont été réglés à la fin de 2008.
  • Des organismes centraux, tels que le Secrétariat du Conseil du Trésor (SCT), ont également surveillé le type et le niveau des investissements à l’appui des Jeux olympiques de 2010. Toutefois, ils étaient préoccupés de recevoir des demandes de financement provenant des ministères et des organismes avec un court délai d’exécution – aussi peu que trois semaines avant les Jeux de 2010. Les informateurs clés ont fourni les exemples suivants de contributions du GC qui étaient prévues ou mises en œuvre trop tard :
    • les services de traduction et d’interprétation relatifs aux opérations des Jeux;
    • le Pavillon du Canada;
    • une offre à commandes concernant des services d’hébergement pour tous les fonctionnaires fédéraux voyageant en Colombie–Britannique dans le but d’apporter de l’aide aux Jeux de 2010.
  • Les informateurs clés ont mentionné que le niveau et le type de ressources humaines nécessaires pour que le SF 2010 s’acquitte de son rôle ont été sous-estimés, ce qui pourrait s’être traduit par des manquements en matière de coordination ou de soutien. Ils n’ont pas fait état de cas particuliers.
  • Au début, il s’est avéré plus difficile pour le SF de 2010 de mobiliser efficacement les autres directions générales de PCH que les autres ministères et organismes. Selon les principaux intervenants, cela pourrait être attribuable à une certaine confusion quant aux responsabilités du SF 2010 par rapport à celles des autres directions générales, et à une plus grande dépendance au sein de PCH à l’égard du SF 2010 pour ce qui est de se charger de la plupart des responsabilités du Ministère. PCH a mis sur pied son propre comité ministériel, étant donné que plusieurs directions générales du Ministère, en plus du SF 2010, jouaient un rôle important dans les Jeux de 2010. Certains informateurs clés ont indiqué que, bien que ce comité fût utile en fournissant des mises à jour sur les progrès réalisés, il a été créé trop tard par rapport aux Jeux de 2010.
  • Selon l’énoncé initial des responsabilités du BCP, tous les ministères et organismes fournissant des SFE connaissaient leurs obligations, devaient juger par eux–mêmes de la pertinence de leur planification et conservaient des responsabilités individuelles. Occasionnellement, le SF 2010 rappelait à un ministère particulier ses responsabilités ou les engagements pris de fournir des fonds ou des services en fonction d’un certain délai, ou portait à son attention des possibilités supplémentaires d’investissements ou de services. Même si la réponse globale et le niveau de collaboration des partenaires fédéraux étaient considérés comme suffisants, des informateurs clés ont indiqué que la réponse et la collaboration de certains ministères et organismes étaient plutôt tardives.
Rôle de l’Entente multipartite dans les efforts de coordination du GC

Les informateurs clés ont déclaré que l’Entente multipartite des Jeux de 2010, qui a permis la création d’une « vision commune » depuis la présentation de la candidature, avait favorisé un partenariat plus solide et fourni un cadre efficace pour tous les partenaires des Jeux de 2010. L’EM précisait les secteurs de responsabilité et exposait en détail les exigences et les obligations. Elle a servi de base pour bâtir un climat de confiance et résoudre les ambiguïtés ou les préoccupations. Elle a également servi de base pour surveiller les progrès :

  • du GC pour ce qui est de s’acquitter de ses propres obligations de soutenir les Jeux de 2010;
  • des autres partenaires – plus particulièrement du COVAN – pour ce qui est de respecter leurs obligations par rapport au financement du GC et de satisfaire les autres exigences (p. ex. en matière de langues officielles).

Bien que les entrevues et une étude sur la coordination[22] indiquent que l’EM peut servir de modèle dans l’avenir, certains informateurs clés ont proposé des suggestions pour l’améliorer :

  • les ententes futures bénéficieraient d’une plus grande clarté et de plus de détails en ce qui concerne les attentes et les obligations, comme celles relatives aux langues officielles;
  • des exigences plus réalistes devraient être attendues d’une structure temporaire comme le COVAN (p. ex. l’exigence de refléter la dualité linguistique au sein du COVAN, ou certaines des exigences de gestion budgétaire imposées au COVAN n’étaient peut–être pas réalistes).
Communications avec les partenaires des Jeux de 2010

Le SF 2010 a également entretenu des communications étendues avec le COVAN, les représentants du gouvernement de la Colombie–Britannique et les autres partenaires des Jeux de 2010. Certains informateurs clés ont souligné l’importance de la communication par le SF 2010 et le COVAN et laissé entendre que cela favorisait l’efficacité du rôle joué par le SF 2010. À titre d’exemples de processus de communication formelle dont on a reconnu l’apport à la coordination de l’investissement du GC, mentionnons :

  • Les efforts du SF 2010 en ce qui concerne l’échange continu d’information et la rapidité de réponse aux demandes particulières de renseignements ou de conseils, pour lesquels on a fait état d’« ouverture », de « collaboration » et de « collégialité ».
  • L’engagement du SF 2010 de mettre de l’avant les enjeux du GC et de répondre aux questions ou aux besoins des autres partenaires.
  • La participation régulière des représentants du COVAN aux réunions des ministères et organismes fournissant des SFE, ainsi qu’aux réunions du Comité des sous–ministres et du GTR pour des échanges d’information et des mises à jour.

Les informateurs clés ont également mentionné que les communications formelles étaient renforcées par des relations informelles qui s’établissaient presque quotidiennement puisque le bureau de Vancouver du SF 2010 était situé au même étage que les bureaux du COVAN.

Cette proximité favorisait une communication et une transparence accrues avec le COVAN ainsi que l’établissement d’une bonne relation de travail.

4.2.2 Planification, utilisation et surveillance des ressources

Les directives concernant les sept secteurs de SFE étaient données aux partenaires fournissant des SFE directement par le BCP ou par l’entremise du SF 2010. Les ministères et organismes affectés à ces secteurs proposaient des activités et des budgets pour répondre aux exigences en matière de SFE et, dans de nombreux cas, ils proposaient également des activités qui allaient au–delà des exigences, en tirant profit de la contribution existante du GC dans divers secteurs.

Le CGRR/CVAR horizontal des Jeux de 2010, qui a d’abord été créé en 2005, était mis à jour au fur et à mesure que de nouvelles activités étaient ajoutées et ce, jusqu’en 2009, date à laquelle la version finale a été approuvée par la haute direction des ministères et organismes pertinents. Le document faisait état des programmes ou activités et des budgets prévus pour chacun des ministères et organismes dans le cadre de la contribution du GC aux Jeux de 2010. Certaines activités, comme le soutien offert par Affaires autochtones et Développement du Nord Canada (AADNC) dans le cadre de la participation autochtone aux relais des flammes ou les bureaux temporaires de Service Canada à Squamish et à Whistler, n’ont pas été mentionnées initialement par le gouvernement, le BCP, le SF 2010 ou des ministères et organismes individuels. Ces activités n’étaient pas incluses dans le CGRR/CVAR, et elles ne représentent qu’une faible part de l’ensemble de la contribution du GC aux Jeux de 2010.

La contribution réelle du GC comprend les contributions directes au COVAN, la prestation des SFE, y compris la contribution directe du GC à la sûreté et à la sécurité publique aux Jeux, ainsi que les activités de mise à profit. Le tableau 1 compare les dépenses prévues et réelles du gouvernement fédéral aux Jeux de 2010. Pour la plupart, les partenaires fédéraux ont indiqué qu’aucun facteur n’avait eu une incidence négative sur leur planification ou la rapidité du financement que leur ministère ou organisme a reçu. Le tableau ci–dessous montre que, pour presque toutes les catégories, les fonds dépensés du GC correspondent aux fonds prévus au budget de 2009. L’exception étant que les dépenses réelles de la sûreté et de la sécurité publique aux Jeux étaient inférieures à ce qui était prévu au début des Jeux de 2010.

Tableau 1– Dépenses prévues et réelles des Jeux de 2010
Ministères et organismes fédérauxBénéficiaires externes de financement ActivitésDépenses prévues* (000 000 $)Dépenses réelles**(000 000 $)
Total 1 449,69 1 359,325
Contribution du gouvernement de la C.–B. à la sûreté et à la sécurité publique aux Jeux (252,5)
Total des investissements du GC dans les Jeux de 2010 1 106,825

Sources

* Cadre intégré de gestion et de responsabilisation axé sur les résultats (CGRR) et cadre intégré de vérification axé sur les risques (CVAR) pour les Jeux olympiques et paralympiques d’hiver de 2010, novembre 2009.

** Jeux olympiques et paralympiques d’hiver de 2010 – Rapport sur les dépenses horizontales (tous les ministères). Groupe conseil en gestion financière – Patrimoine canadien, janvier 2012.

*** Rapport de l’évaluation de la sûreté et de la sécurité publique aux Jeux olympiques et paralympiques d’hiver de 2010 à Vancouver menée par la GRC, ÉBAUCHE, 18 novembre 2011.

Patrimoine canadien COVAN Construction des sites 290 290
Patrimoine canadien Société du legs des Jeux de 2010 Legs des sites 55 55
Patrimoine canadien   Budget de fonctionnement du SF 2010 35 35.5
Affaires autochtones et Développement du Nord Canada Premières nations Legs pour les Premières nations 34 34
Patrimoine canadien COVAN Activités paralympiques 32 32
Patrimoine canadien TPSGC et Patrimoine canadien Langues officielles 7,7 3,5
Patrimoine canadien Collectivités et COVAN Relais de la flamme 24,5 23,3
Patrimoine canadien Société des quatre Premières nations hôtes Premières nations hôtes 2 2
Patrimoine canadien   Édition numérique de l’Olympiade culturelle 0.4 0.4
Patrimoine canadien COVAN Cérémonies d’ouverture des Jeux olympiques 20 20
Patrimoine canadien   Pavillon du Canada 10,4 9,9
Patrimoine canadien   Cérémonie de reconnaissance des athlètes 1,7 0,4
Patrimoine canadien Municipalité de villégiature de Whistler et Ville de Vancouver Sites en direct 20,.2 21,.2
Commission canadienne du tourisme   Stratégie touristique 26 26
Ministère des Affaires étrangères et du Commerce international Patrimoine canadien et MAECI Développement du commerce international et protocole 3,69 3,69
Services fédéraux essentiels pour la sûreté et la sécurité publique aux Jeux GRC, MDN, SCRS, SP, TC, IC, ASFC, CIC, ASPC, SC, Société canadienne des postes, GCC, Nav Canada, BCP Sûreté et sécurité publique aux Jeux 867,8*** 784,69***
Autres services fédéraux essentiels qui ne sont pas liés à la sûreté et à la sécurité publique aux Jeux – Fonds supplémentaires ASPC, SC, EC, MPO Santé et sécurité, entrée de biens et de personnes, services météorologiques 19,3 17,745
Autres services fédéraux essentiels qui ne sont pas liés à la sûreté et à la sécurité publique aux Jeux – Services votés ARC, IC, ACIA, RHDCC Santé et sécurité, entrée de biens et de personnes, questions fiscales, propriété intellectuelle Services votés Services votés
Défis

À l’exception de certains ministères fournissant un soutien à partir de leurs ressources existantes de services votés qui doivent temporairement réaffecter les ressources à l’interne, les informateurs clés n’ont pas signalé de facteurs limitant la mobilisation des ressources nécessaires au soutien des Jeux de 2010.

Les ministères et organismes du gouvernement fédéral n’ont pas fait état en particulier de ressources inutilisées ou d’écarts en ce qui concerne la contribution du GC.
Certains ont fait part de dépassements de coûts liés à des besoins imprévus, notamment :

  • le déploiement sur place du personnel de santé publique du Canada;
  • la technologie de l’information (TI) et d’autres formes de soutien des bureaux régionaux;
  • de façon plus générale, les coûts accrus attribuables à la participation réduite du secteur privé combinée au ralentissement économique.

Certains ministères et organismes ont mentionné que les exigences de planification du SCT et les cycles de budgétisation et de planification du GC dans son ensemble n’étaient pas nécessairement harmonisés aux réalités opérationnelles liées à la participation des ministères et des organismes aux Jeux de 2010. Certains informateurs clés ont indiqué que cela limitait les activités que leur ministère ou organisme pouvait mettre en œuvre ou les rendaient plus difficiles à mettre en œuvre dans un court délai. Par conséquent, la plupart des commentaires visaient à souligner la nécessité d’une plus grande souplesse en ce qui concerne le report de fonds dans les secteurs (p. ex. salaires c. immobilisations) ou les exercices financiers, à mesure que les besoins opérationnels évoluent.

Bénéficiaires externes de financement

Une vérification menée par PCH a confirmé le bien fondé de la planification des activités et des opérations au COVAN en particulier [23]. Selon l’information provenant du SF 2010, les écarts en ce qui concerne la pratique requise étaient mineurs et ont été facilement corrigés. En général, les bénéficiaires de financement de l’extérieur du GC ont exprimé leur appréciation du soutien fourni par le SF 2010 en décrivant les processus et les attentes du GC, et en s’assurant de pouvoir s’y conformer, afin que le financement soit versé dans le respect des délais et utilisé de la façon prévue.

Certains bénéficiaires de financement de l’extérieur du GC ont critiqué la lenteur du financement du gouvernement fédéral, et plus particulièrement les aspects suivants :

  • les longs processus pour préparer et présenter une demande et pour obtenir un financement;
  • l’incapacité ou le refus du GC de s’engager dans des accords de financement pluriannuel, même dans les cas où le financement pluriannuel était approuvé en principe;
  • l’octroi de fonds selon un calendrier trimestriel ou annuel, après que les dépenses aient été engagées, ce qui rend plus difficile la gestion de la trésorerie, particulièrement pour les organismes sans but lucratif et les organismes temporaires créés pour les Jeux de 2010;
  • l’exigence de dépenser les fonds dans l’exercice au cours duquel ils étaient inscrits au budget, même s’il est possible que la réalité diverge légèrement sur plusieurs exercices par rapport au budget.

Certains partenaires interrogés ont également laissé entendre que le SF 2010 devrait être responsable de tous les accords de contribution dans un futur événement similaire.

4.2.3 Rentabilité

La surveillance des dépenses du GC caractérisait les engagements du GC pris dans le cadre de l’EM et était omniprésente dans l’entière exécution des Jeux de 2010. Les informateurs clés estimaient que cela était une pratique exemplaire parce que le GC, en tant que bailleur de fonds, pouvait surveiller l’évolution des hypothèses budgétaires et des coûts réels par rapport au budget du COVAN.

En outre, selon le SF 2010 et les ministères et organismes, les Jeux de 2010 serviront de modèle pour les futurs événements similaires en ce qui concerne l’estimation des coûts associés au déploiement de ressources dans l’ensemble du pays.

Les dispositions relatives au financement de la Politique d’accueil, notamment la proportion maximale des coûts assumée par le GC et l’absence de garantie en cas de déficit étaient considérées par les informateurs clés comme efficaces et ont aidé à maintenir l’orientation de l’investissement du GC.

En général, les informateurs clés ont indiqué que les partenaires des Jeux de 2010 étaient généralement efficaces pour ce qui est de prévoir les coûts. L’augmentation des contributions était attribuable à ce qui suit :

  • Les coûts des services de traduction et d’interprétation plus élevés que ceux qui étaient prévus, en raison d’une sous–estimation des coûts par le COVAN.
  • Les écarts dans les coûts de construction et les recettes du COVAN.

Les partenaires des Jeux de 2010 étaient également efficaces dans l’atténuation des écarts :

  • Le COVAN, le gouvernement de la Colombie-Britannique et le GC prévoyaient des augmentations des coûts de construction des sites en raison de l’« effet olympique » sur les fournisseurs et les constructeurs (spéculation entourant les Jeux de 2010), mais aussi parce que les estimations de coûts initiales remontaient au moment de la présentation de la candidature pour les Jeux de 2010, et qu’on s’attendait à ce que le niveau élevé de l’activité dans l’industrie de la construction en Colombie–Britannique fasse augmenter les coûts de la main–d’œuvre et des fournitures.
  • Les conséquences du ralentissement économique ont été atténuées, car le COVAN a révisé complètement son budget au premier signe de ralentissement économique, mis en place des mesures telles que l’élimination des primes au personnel et des provisions pour imprévus et réduit ses prévisions de revenus. Le gouvernement de la Colombie–Britannique, le CIO et le GC sont intervenus avec 100 M$ supplémentaires pour compenser le déficit prévu du COVAN et aider à prévenir la réduction des activités liées aux Jeux de 2010, ce qui compensait à la fois le retrait des investisseurs, le manque à gagner des recettes de commandite et les augmentations de coûts.

4.2.4 Planification des risques et de la mesure du rendement et reddition de comptes

L’élaboration du CGRR/CVAR horizontal est généralement considérée au sein du GC comme étant un processus nouveau et complexe qui nécessitait une communication constante. Les rapports relatifs au CGRR/CVAR étaient axés sur les activités liées à la prestation des SFE autorisés et sur les activités de promotion et de participation. Les personnes qui ont participé à l’élaboration du CGRR/CVAR et des outils connexes ont généralement indiqué qu’elles étaient satisfaites du processus. Selon les représentants du SF 2010, le fait d’établir un lien entre le financement et la production de rapports par le biais du CGRR/CVAR pour les partenaires fournissant des SFE a été utile dans la planification préliminaire. Les ministères et organismes qui ont utilisé ces outils ont généralement convenu que le CGRR/CVAR et les outils connexes s’étaient avérés utiles dans la production de rapports.

Les informateurs clés représentant les ministères et organismes fournissant des SFE et les autres ministères et organismes ont généralement convenu que les risques collectifs qui s’appliquent dans l’ensemble du GC ont été bien définis par le SF 2010. Les personnes qui ont participé à la détermination des risques pour le CVAR horizontal ont indiqué que :

  • tous les risques ont été déterminés adéquatement;
  • de solides stratégies d’atténuation ont été élaborées.

Dans le cadre de la stratégie de mise à niveau continue qui s’appliquait au processus de gestion du rendement, le SF 2010 mettait régulièrement à jour le registre des risques dans le CVAR pour les secteurs de risque dont il était responsable, et lorsque de nouveaux renseignements étaient fournis par les ministères et organismes. Le SF 2010 ajoutait aussi un examen des risques et leurs cotes dans son processus d’examen trimestriel du plan d’activités. En outre, quatre partenaires fournissant des SFE ont également élaboré leurs propres plans de gestion des risques liés aux Jeux, ou ajouté une composante liée aux Jeux à leurs plans de gestion continue des risques.

Les informateurs clés ont mentionné que le registre exhaustif des risques du SF 2010, le plan de sécurité relevant de la GRC et trois exercices de mise en situation ont permis d’améliorer la planification de mesures d’atténuation des risques pour tous les ministères concernés. Ce modèle pourrait servir d’exemple à suivre pour de futurs événements majeurs.

Les défis suivants liés à l’élaboration du CGRR/CVAR, aux exigences en matière de rapports et à l’atténuation des risques ont été mentionnés par les informateurs clés :

  • Le SF 2010 n’a pas obtenu la pleine participation de tous les ministères et organismes concernés fournissant des SFE, les réponses aux modifications proposées étaient souvent tardives, et le roulement de personnel affecté à cette tâche dans les ministères et organismes a davantage compliqué les choses.
  • Dans certains cas, les partenaires fournissant des SFE qui devaient faire rapport par l’entremise du SF 2010 et de leur ministère ou organisme sur une base cyclique tout au long de leur participation aux Jeux ont trouvé que le fardeau lié à l’obligation de rendre compte était trop lourd.
  • Les efforts déployés par le SF 2010 en ce qui concerne la détermination, la gestion et l’atténuation des risques, notamment de nombreux exercices de simulation, étaient peut–être excessifs, compte tenu du fait que le COVAN a également mené des exercices semblables.

4.3 Atteinte des résultats prévus

Les résultats prévus des investissements du GC dans les Jeux de 2010 sont présentés dans le modèle logique (annexe D). La mesure dans laquelle les résultats ont été atteints a été établie au moyen d’une série de questions et d’indicateurs. L’atteinte d’un niveau de résultats mène à l’évaluation de l’atteinte du niveau suivant.

4.3.1 Atteinte des résultats immédiats

Comme l’indique le modèle logique, trois résultats immédiats étaient prévus en ce qui concerne les investissements du GC dans les Jeux de 2010 :

  • Prestation efficace des services fédéraux essentiels autorisés;
  • Exploitation des Jeux d’hiver de 2010 pour promouvoir les priorités fédérales actuelles;
  • Visibilité positive et reconnaissance accrue du gouvernement du Canada en tant que principal partenaire des Jeux d’hiver de 2010.

Le niveau d’atteinte de ces résultats a été évalué en fonction des éléments suivants :

  1. la production en temps opportun d’extrants par les partenaires fournissant des SFE et l’atteinte de résultats précis en conformité avec leurs engagements individuels;
  2. la sensibilisation du public à la contribution fédérale aux Jeux de 2010;
  3. les exigences en matière de langues officielles.

Les constatations de l’évaluation montrent que les résultats immédiats ont été atteints en ce qui concerne les investissements du GC.

Production d’extrants clés en temps opportun et atteinte de résultats précis

L’analyse des données sur le rendement montre que tous les partenaires fournissant des SFE ont produit les extrants dont ils étaient responsables en temps opportun et que l’atteinte des résultats était généralement en conformité avec leur engagement. Cela a également été confirmé par les entrevues avec des informateurs clés du GC. Certains ministères et organismes ont dépassé leurs propres plans et attentes. Cela était particulièrement le cas pour ceux qui ont fourni des services au reste du GC, comme les services d’approvisionnement ou de traduction. Il y a eu beaucoup de critiques du public dans les médias au sujet du Pavillon du Canada en raison des travaux de construction à la dernière minute, de la date d’attribution du contrat à une entreprise américaine, de la simplicité de sa conception et de son contenu banal.

Sensibilisation du public à la contribution fédérale aux Jeux de 2010

Dans l’ensemble, la sensibilisation au rôle du GC dans les Jeux de 2010 a augmenté dans toutes les régions du pays, comme l’indiquent les sondages réalisés avant et après les Jeux de 2010.

  • Avant les Jeux de 2010, la connaissance du fait que le GC aidait à financer l’événement et qu’il était responsable des services comme la sécurité et les douanes a augmenté pour passer de 67 % en juin 2007 à 73 % en février 2009 et 2010 (annexe G – tableau 4).
  • Au fil du temps, relativement peu de Canadiens (9 % à 6 %) ont déclaré que le GC ne jouait aucun rôle dans les Jeux de 2010 (annexe G – tableau 4).
  • Le sondage après les Jeux de 2010 a révélé que (annexe G – tableau 8) :
    • plus de la moitié des Canadiens (57 %) ont correctement indiqué que le gouvernement fédéral partageait le financement des Jeux de 2010 avec d’autres ordres de gouvernement, notamment en ce qui concerne les aspects liés à la sécurité;
    • le quart des Canadiens (25 %) ont indiqué que le gouvernement fédéral partageait le financement des Jeux de 2010 avec d’autres ordres de gouvernement;
    • les résidents du Lower Mainland de la Colombie–Britannique présentent des résultats similaires à ceux du reste du Canada en ce qui concerne leur compréhension du rôle du GC dans les Jeux de 2010.
Exigences en matière de langues officielles

À la suite d’inquiétudes exprimées par le commissaire aux langues officielles, et bien que le COVAN ait intégré clairement les exigences en matière de langues officielles dans son budget parmi les différentes activités, le SF 2010 a évalué, dans le cadre de sa surveillance du rendement, que le COVAN avait sous–estimé les ressources nécessaires pour tenir des Jeux entièrement bilingues. En décembre 2009, le GC a annoncé un financement supplémentaire de 7,7 millions de dollars, dont seulement 3,5 millions de dollars ont réellement été utilisés au bout du compte, plus précisément afin d’aider TPSGC pour les coûts de traduction et d’interprétation, ainsi que le COVAN pour l’affichage bilingue aux sites officiels. La nécessité de ces mesures supplémentaires a été confirmée par certains des informateurs clés. Ils ont souligné les deux principaux facteurs qui ont contribué à cette situation :

  • Le défi supplémentaire d’assurer le bilinguisme des Jeux de 2010 en Colombie–Britannique, où le français est beaucoup moins présent dans la vie de tous les jours (p. ex. la difficulté de recruter un nombre suffisant de bénévoles bilingues). De plus, malgré toute la bonne volonté, le COVAN et le gouvernement de la Colombie–Britannique étaient perçus comme n’étant pas particulièrement préoccupés par l’inclusion du français. La complexité logistique de l’événement était la priorité du COVAN.
  • L’absence de certains détails précis en ce qui concerne les exigences en matière de langues officielles dans l’EM, ce qui a laissé place à l’interprétation, et la nécessité pour le GC d’offrir davantage de formation à tous les partenaires des Jeux sur les exigences en matière de langues officielles associées à un tel événement.

L’une des critiques de la part du public, comme en ont fait état les médias, était l’inclusion insuffisante de la langue française et de la culture francophone dans les cérémonies d’ouverture des Jeux olympiques. D’après les entrevues avec des informateurs clés, il y a beaucoup d’indications prouvant l’inclusion de la culture francophone dans les autres manifestations liées aux Jeux, notamment lors des relais de la flamme et de l’Olympiade culturelle. Il n’y avait pas de rapports de plaintes ni de résultats d’enquêtes supplémentaires par le commissaire aux langues officielles au moment de la rédaction du présent rapport[24].

4.3.2 Résultats intermédiaires

Les résultats intermédiaires prévus des Jeux de 2010 sont les suivants :

  • Engagement pancanadien dans les activités sportives, économiques, sociales et culturelles se rattachant aux Jeux d’hiver de 2010;
  • Image du Canada rehaussée au pays et à l’étranger;
  • Expérience de Jeux sécuritaires et de grande qualité pour tous les Canadiens et Canadiennes et les participants d’ailleurs dans le monde.

La mesure dans laquelle ces résultats ont été atteints a été établie au moyen de :

  1. la participation des Canadiens aux activités sportives, sociales, économiques et culturelles des Jeux de 2010;
  2. la performance de nos athlètes par rapport aux autres pays et aux Jeux précédents

Les constatations relatives au troisième résultat sont présentées en détail dans l’évaluation menée par la GRC.

Les constatations de l’évaluation montrent que les résultats intermédiaires ont été atteints dans une large mesure.

Participation des Canadiens aux activités sportives, sociales, économiques et culturelles

Selon le COVAN, près de 200 collectivités se sont regroupées et ont participé aux célébrations communautaires du relais de la flamme olympique de 2010, qui se sont déroulées dans tout le Canada du 30 octobre 2009 au 12 février 2010. Plus des trois quarts des Canadiens sondés ont suivi la couverture du relais de la flamme olympique au moyen de divers types de médias. Les résultats du sondage après les Jeux de 2010 présentés à la figure 2 et à l’annexe G – tableau 6 montrent également ce qui suit :

  • La plupart des Canadiens (89 %) ont indiqué qu’ils avaient regardé des compétitions olympiques ou y avaient assisté, lors des Jeux de 2010.
  • Moins de Canadiens (48 %) ont déclaré avoir regardé des compétitions paralympiques ou y avoir assisté.
  • Près de 8 Canadiens sur 10 ont regardé les cérémonies d’ouverture des Jeux olympiques, alors que moins de Canadiens (27 %) ont regardé les cérémonies d’ouverture des Jeux paralympiques ou y ont assisté. En outre, environ les trois quarts des Canadiens qui ont regardé les deux cérémonies ou qui y ont assisté les ont classées comme étant bonnes ou excellentes (annexe G – tableau 7); les résultats du sondage sont similaires à ceux des cérémonies de clôture.
  • Les résidents du Lower Mainland de la Colombie–Britannique étaient plus susceptibles d’avoir suivi le relais de la flamme, les cérémonies et les compétitions que le reste du Canada.
Figure 1 – Pourcentage des Canadiens sondés qui ont regardé des compétitions ou qui y ont assisté et de ceux qui ont regardé les cérémonies d’ouverture des Jeux olympiques et paralympiques de 2010

Équivalent textuel du Pourcentage des Canadiens qui ont regardé ou assisté aux compétitions et qui ont regardé les cérémonies d'ouverture des Jeux olympiques et paralympiques
Voir cette image dans un format texte

Source: Centre de recherché Décima Research, Sondage après les Jeux de 2010, avril et mai 2010

Les éléments de preuve recueillis dans le cadre des entrevues avec des informateurs clés, du Rapport de durabilité du COVAN et de l’étude intitulée L’effet olympique montrent que les Jeux de 2010 étaient inclusifs, notamment en ce qui concerne :

  • la participation de la population autochtone, des artistes et des entreprises;
  • les initiatives de sensibilisation, les plans d’accessibilité et la participation des personnes et des athlètes ayant un handicap;
  • la participation des populations socialement défavorisées, des entreprises sociales et des entreprises dans les régions défavorisées, ainsi que la planification à l’égard de celles-ci;
  • l’inclusion des langues officielles et de la dualité culturelle (p. ex. Olympiade culturelle).

Des exemples précis de la contribution du GC à l’appui de l’inclusivité sont les fonds destinés aux relais de la flamme et à l’Olympiade culturelle ainsi qu’à d’autres manifestations et spectacles culturels.

En outre, les Jeux de 2010 marquaient la première fois dans l’histoire olympique que les peuples autochtones du pays hôte étaient officiellement inclus comme partenaires au sein d’un comité d’organisation des Jeux olympiques. Les quatre Premières nations hôtes (QPNH), qui faisaient partie de la proposition initiale de candidature, ont créé la SQNH. Pour faire en sorte que le niveau prévu de participation soit atteint et que les cultures et les traditions des QPNH soient reconnues, respectées et soulignées lors des Jeux de 2010, le GC a alloué des fonds opérationnels de 2 millions de dollars sur cinq ans à la SQPNH.

Performance des athlètes canadiens

Les constatations découlant du sondage après les Jeux révélaient que presque tous les Canadiens (96 %) étaient entièrement d’accord ou plutôt d’accord pour dire que la performance de nos athlètes a fait honneur au Canada (voir la figure 1).

Figure 2 – Opinions des Canadiens sondés sur la performance des athlètes canadiens aux Jeux de 2010

Équivalent textuel des opinions des Canadiens sur la performance des athlètes canadiens au Jeux de 2010
Voir cette image dans un format texte

Source : Centre de recherche Décima, Sondage après les Jeux de 2010, avril et mai 2010

Avec une récolte de 26 médailles, les Jeux de 2010 ont été les Jeux d’hiver les plus réussis à ce jour pour le Canada. Les informateurs clés interrogés dans le cadre de l’évaluation des programmes de Sport Canada, au cours de laquelle cette question a été examinée de façon plus détaillée[25], attribuent ce succès à l’initiative À nous le podium. Les informateurs clés interrogés dans le cadre de cette évaluation attribuent également ce succès aux programmes de Sport Canada et aux investissements réalisés par une fondation privée – B2dix. L’évaluation des programmes de Sport Canada n’a pas permis d’obtenir les éléments probants nécessaires pour attribuer ce succès aux programmes de Sport Canada ou à l’initiative À nous le podium.

4.3.3 Résultats finaux

Les résultats finaux prévus des Jeux de 2010 sont les suivants :

  • Legs sportifs, économiques, sociaux et culturels profitant à tous les Canadiens et Canadiennes;
  • Excellence et valeurs canadiennes promues à l’échelle nationale et internationale;
  • Le Canada reconnu comme hôte compétent et inclusif.

La mesure dans laquelle les résultats ont été atteints a été établie au moyen des éléments suivants :

  1. La promotion des valeurs canadiennes dans le monde entier et au Canada;
  2. La contribution des Jeux de 2010 à la réputation du Canada en tant qu’hôte de grandes manifestations sportives;
  3. La durabilité de l’environnement et le legs environnemental positif des Jeux de 2010;
  4. Le legs sportif futur des Jeux de 2010 à tous les athlètes, y compris les athlètes ayant un handicap et les athlètes des Premières nations.

Les constatations de l’évaluation montrent que ces résultats ont été atteints en grande partie.

Promotion des valeurs canadiennes dans le monde entier et au Canada

Les informateurs clés conviennent que les Jeux de 2010 et les manifestations connexes (p. ex. les relais de la flamme, la programmation culturelle, Sites en direct) ont démontré efficacement notre sentiment de fierté et notre diversité, et mis en évidence la dualité culturelle du Canada, de même que les Premières nations. En général, la couverture médiatique a été très positive.

Les informateurs clés ont indiqué que la connaissance et la compréhension générales du Canada et des valeurs canadiennes ont augmenté à l’échelle internationale, comme le démontre la couverture médiatique internationale essentiellement favorable. Les informateurs clés ont également indiqué que les Jeux de 2010 avaient efficacement fait la promotion de l’excellence sportive. Les athlètes canadiens ont démontré un fort esprit de compétition, et le sentiment de fierté nationale de la population était évident dans la façon dont il a dominé la couverture médiatique vers la fin des Jeux de 2010 et dans la foulée de ceux–ci. L’attention des médias nationaux et internationaux était tournée en grande partie vers l’initiative À nous le podium, qui a été définie par certains médias comme étant arrogante et antisportive. Par la suite, pendant les Jeux de 2010 et dans les jours qui ont suivi les cérémonies de clôture, non seulement la plupart des médias canadiens ont célébré l’initiative À nous le podium, mais certains des médias internationaux ont également reconnu son rôle potentiellement important dans la performance globale des athlètes canadiens. La couverture médiatique a également souligné la façon dont les Jeux paralympiques étaient plus que jamais associés aux Jeux olympiques, et qu’ils avaient été mis en évidence et avaient bénéficié d’une couverture de façon beaucoup plus significative que lors des Jeux précédents.

Les résultats de sondage (annexe G – tableau 9) ont également démontré que les Canadiens estimaient que des manifestations comme les Jeux de 2010 peuvent motiver les Canadiens à devenir plus actifs physiquement (75 %) et à participer au sport (78 %). Les Canadiens se sont également montrés très favorables à l’initiative À nous le podium, plus des trois quarts des répondants (77 %) ayant affirmé que la somme de 117 millions de dollars investie par le GC et des entreprises commanditaires pour permettre aux athlètes canadiens de remporter un maximum de médailles était de l’argent très ou assez bien dépensé. De plus, près des trois quarts (72 %) d’entre eux étaient fortement en accord ou plutôt d’accord pour que le gouvernement du Canada consacre annuellement 22 millions de dollars à une initiative comme À nous le podium.

Il y a également eu une vaste couverture médiatique de la participation sans précédent des Premières nations à la planification et à diverses activités liées aux Jeux de 2010, et des legs aux Premières nations, ce que les informateurs clés considéraient comme étant un aspect positif. Les QPNH ont souligné la participation autochtone dans le cadre des Jeux olympiques et les retombées éventuelles à long terme. Les QPNH ont déclaré que « l’énergie positive était incroyable » (The Globe and Mail, le 27 février 2010) et que « leur participation [aux Jeux olympiques d’hiver de 2010] a créé un nouveau sentiment de fierté chez les Autochtones du Canada et a démontré qu’un partenariat égal entre les communautés autochtones, le gouvernement et les dirigeants de l’industrie est possible » (The Vancouver Sun, le 2 mars 2010).

Contribution des Jeux de 2010 à la réputation du Canada en tant qu’hôte de grandes manifestations sportives

Comme l’indique la figure 3, pour la période de juin 2007 à février 2010, la majorité des Canadiens ont déclaré que l’accueil des Jeux de 2010 aurait une incidence positive sur l’image du Canada à l’étranger (le pourcentage de Canadiens qui étaient de cet avis variait de 85 % à 87 % au cours de cette période). Peu de répondants ont dit que les Jeux de 2010 auraient une incidence négative (annexe G – tableau 10). Cela est demeuré plutôt stable au fil du temps.

Figure 3 – Canadiens sondés qui ont déclaré que les Jeux de 2010 auraient une incidence positive sur l’image du Canada à l’étranger, la fierté nationale dans toutes les régions du pays et la promotion de la paix dans le monde par le sport

Équivalent textuel des Canadiens sondés qui ont déclaré que les Jeux de 2010 auraient une incidence positive sur l'image du Canada, la fierté nationale et la promotion de la paix
Voir cette image dans un format texte

Source : Sondages avant les Jeux effectués par le Centre de recherche Décima en juin 2007, février 2009 et février 2010.

Un quatrième sondage, qui a eu lieu après la fin des Jeux de 2010, demandait aux Canadiens d’évaluer, selon une échelle de 1 à 5, s’ils croyaient que les Jeux de 2010 avaient eu une incidence positive sur l’image du Canada à l’étranger. Le sondage a révélé que presque tous les Canadiens (95 %) estimaient que l’incidence était relativement élevée, en lui attribuant en moyenne une cote de 3,6 sur 5 (annexe G – tableau 11).

Les informateurs clés étaient d’accord pour dire que les Jeux de 2010 avaient renforcé la réputation du Canada en tant que pays qui excelle dans l’organisation, la planification et la tenue de manifestations sportives internationales. Les informateurs clés interrogés dans le cadre de l’évaluation des programmes de Sport Canada ont également affirmé que le Canada a la réputation de tenir des manifestations internationales réussies.

Les Jeux d’hiver de 2010 ont été considérés comme étant une réussite dans tous les aspects, y compris la construction des sites, la sûreté, la sécurité et le transport, soit certains des aspects qui ont causé des problèmes considérables aux organisateurs des Jeux olympiques antérieurs. Les informateurs clés ont mentionné des caractéristiques particulières du Canada qui ont été mises en évidence, en raison des Jeux de 2010, dans la couverture médiatique internationale :

  • hôtes accueillants;
  • amateurs de sport respectueux;
  • installations de calibre mondial;
  • villes sécuritaires.

D’autre part, les reportages médiatiques étaient partagés et ont révélé un contraste entre les premiers jours, au cours desquels il y a eu décès d’un lugeur, de mauvaises conditions météorologiques, des problèmes avec une resurfaceuse de glace de fabrication canadienne, ainsi que d’autres revers, et le reste des Jeux de 2010, rempli d’acclamations et de succès pour le Canada, et de plaisir pour les spectateurs et visiteurs internationaux (divers médias internationaux rapportés par la Canadian Broadcasting Corporation [CBC], le 1er mars 2010). Selon certains reportages, ces Jeux de 2010 « avaient été prématurément déclarés comme une perte », et les organisateurs ont fait preuve de persévérance (Fanhouse, le 28 février 2010). Il n’est pas clair si l’un ou l’autre des revers ont effectivement terni la réputation du Canada dans l’accueil de manifestations sportives internationales.  Les informateurs clés ne le croyaient pas.

Durabilité environnementale et legs environnemental positif des Jeux de 2010

L’évaluation du legs environnemental futur n’est pas possible à court terme. Toutefois, selon les recherches disponibles (c’est–à–dire les rapports établis à la demande du COVAN et du CIO), il est possible d’examiner les préparatifs et les progrès réalisés par rapport aux objectifs de durabilité environnementale au cours de la période précédant les Jeux de 2010. L’étude intitulée L’effet olympique fournit des éléments probants sur la planification et les préparatifs pour que les Jeux de 2010 et les activités connexes soient « verts » et durables sur le plan de l’environnement, y compris le rôle du GC à cet égard, et ce, principalement grâce à l’aide d’EC au COVAN. Les évaluations environnementales étaient une condition pour le financement de chaque site. Un plan a été élaboré dans chaque cas pour faire le suivi des recommandations et des constatations découlant de ces évaluations. Bien que le rapport final du COVAN, rendant compte des résultats à cet égard, n’était pas disponible au moment de la rédaction du présent rapport, aucune occurrence de non–conformité n’avait été relevée à ce moment[26]. L’étude sur l’impact des Jeux olympiques de 2010 examine des mesures précises des impacts environnementaux en matière de transport, et de qualité de l’air et de l’eau, et conclut qu’il n’y avait que très peu ou pas de répercussions dans la période des Jeux. La dernière version du Rapport de durabilité du COVAN fournit beaucoup d’éléments probants sur les progrès à l’égard de la gestion environnementale et de la réduction des répercussions, et présente les conclusions suivantes :

  • il n’y a eu aucun impact sur la biodiversité;
  • la consommation d’énergie et les émissions de gaz à effet de serre étaient réduites au minimum;
  • le COVAN réutilisait, recyclait ou récupérait l’énergie à partir de la plupart des déchets qu’il produisait, et en envoyait de moins en moins au site d’enfouissement.

Le niveau de l’activité et, par conséquent, des déchets, était en hausse pendant la période précédant les Jeux de 2010, mais celle–ci n’est pas comprise dans ces études. Il n’est donc pas possible d’examiner à fond cette question avec les données qui étaient disponible au moment de l’évaluation. Il n’est également pas possible d’établir un lien direct entre les données provenant de ces études et la contribution du GC.

En outre, tous les nouveaux sites des Jeux de 2010 ont été construits conformément au système d’évaluation des bâtiments écologiques du programme Leadership in Energy and Environmental Design (LEED)[27]. Plus précisément, les sites et les deux villages des athlètes, qui ont été conçus pour un usage communautaire à long terme en intégrant les normes relatives aux bâtiments écologiques, ont tous obtenu au minimum la certification LEEDde niveau argent. Les économies d’énergie et d’eau réalisées dans les sites donneront lieu à d’autres mesures de conservation pour les collectivités lorsqu’elles fonctionneront en mode de legs.
Futurs legs sportifs pour tous les athlètes, y compris les athlètes ayant un handicap et les membres des Premières nations

Selon les informateurs clés, les sites sont le legs le plus important des Jeux de 2010, car ils :

  • combinent les capacités en formation spécialisée et en sciences du sport pour les athlètes de haut niveau;
  • servent d’installations sportives pour tous les niveaux d’athlètes, et peuvent accueillir divers niveaux de compétitions;
  • encouragent le sport, les loisirs, la santé et le mieux–être au sein de la population en général.

Des plans et des fonds sont en place pour leur conversion ou leur l’exploitation et leur entretien continus, c.–à–d. par le biais des contributions des gouvernements fédéral et provincial au Fonds de dotation des Jeux de 2010. En fait, bon nombre des installations étaient déjà utilisées à d’autres fins avant les Jeux de 2010. Les sites ont également été conçus pour répondre aux besoins des personnes ayant un handicap, assurant ainsi un legs pour tous les athlètes.

Certains informateurs clés ont indiqué que l’initiative À nous le podium continue également de profiter aux athlètes de haut niveau au–delà des Jeux, puisque bon nombre d’entre eux ont acquis une plus grande visibilité et une plus grande capacité pour tenter de trouver d’autres sources de financement.

La création et la promotion de la SQPNH à titre de point de contact unique pour la participation des Premières nations aux Jeux de 2010 et aux activités connexes étaient non seulement une pratique exemplaire, mais aussi un résultat positif important. Le rôle de premier plan des Premières nations et les fonds consacrés à celles–ci sont considérés par tous comme ayant :

  • contribué au renforcement des capacités;
  • donné lieu à un niveau de participation sans précédent;
  • conféré des avantages à long terme et créé des legs pour les Autochtones, non seulement en Colombie–Britannique, mais dans l’ensemble du Canada.

Selon les entrevues avec des informateurs clés, les reportages médiatiques et la documentation, les legs sportifs pour les Premières nations sont de deux ordres :

  • Les activités auxquelles le GC a contribué dans le cadre de son soutien aux QPNH, au COVAN, ou par le biais d’AADNC, visant à accroître l’intérêt pour le sport chez les Autochtones, notamment les jeunes. Ces activités comprennent, par exemple, l’Aboriginal Youth Sport Legacy Fund; la série d’affiches de l’initiative Act Now des Premières nations en Colombie-Britannique faisant la promotion des entraîneurs et des équipes de sport; les activités communautaires visant à mettre à l’épreuve les capacités sportives des jeunes des Premières nations.
  • Il existe également divers accords de legs signés avec les QPNH, notamment :
    • Le GC accorde 17 millions de dollars aux Premières nations Musqueam et Tsleil-Waututh pour l’acquisition de terres, le renforcement des capacités, la création d’entreprises, le perfectionnement des compétences et d’autres possibilités de développement économique.
    • Le COVAN et le gouvernement de la C.–B. accordent un financement similaire aux Premières nations Squamish et Lil’wat.
    • En outre, les Premières nations Lil’wat et Tsleil–Waututh font partie de la société de legs qui possède et exploite les installations à Whistler.

4.3.4 Résultats de la Politique d’accueil

La Politique fédérale concernant l’accueil de manifestations sportives internationales est un cadre clé qui guide les investissements du GC dans les Jeux de 2010. Le soutien accordé par les différents ministères et organismes visait à atteindre le résultat ultime suivant :

  • L’accueil de manifestations sportives au Canada procure des avantages sur les plans du développement du sport, de la vie sociale, de la culture, de l’économie et des collectivités pour tous les Canadiens et Canadiennes.

Cela a été évalué en fonction des :

  1. avantages à long terme sur les plans de la vie sociale, de la culture, de l’économie et des collectivités.

Les éléments probants de l’évaluation qui sont disponibles à ce jour ne permettent pas de conclure que ce résultat a été atteint tel qu’il était prévu.

Avantages à long terme sur les plans de la vie sociale, de la culture, de l’économie et des collectivités

Il est prévu que les éléments probants des avantages sur les plans de la vie sociale, de la culture, de l’économie et des collectivités se dégageront surtout de l’étude sur l’impact des Jeux et de l’étude intitulée L’effet olympique. Au moment de la rédaction du présent rapport, les éléments probants provenant de ces sources étaient limités. Toutefois, l’opinion publique donne une indication des avantages perçus sur les plans susmentionnés.

Tel qu’il est indiqué à la section 4.1.3, portant sur la sensibilisation à l’égard de la contribution du GC aux Jeux de 2010, les Canadiens étaient de plus en plus sensibilisés et enthousiastes, mais ils étaient partagés sur les coûts et les avantages avant les Jeux de 2010.

  • Neuf Canadiens sur dix ont déclaré que les Jeux de 2010 auraient une incidence positive sur l’industrie touristique canadienne.
  • Environ les deux tiers ont indiqué que les Jeux de 2010 auraient une incidence positive sur les possibilités de commerce et d’investissement pour les entreprises canadiennes, ainsi que sur les arts et la culture au Canada.
  • Plus de la moitié ont déclaré que les Jeux de 2010 auraient une incidence positive sur les possibilités économiques ou sociales des collectivités partout au pays.

Après les Jeux de 2010 :

  • Presque tous les Canadiens (95 %) ont déclaré que les Jeux de 2010 avaient eu une incidence positive sur l’industrie touristique canadienne.
  • La plupart (83 %) ont indiqué que les Jeux de 2010 avaient eu une incidence positive sur les arts et la culture au Canada.
  • Environ les trois quarts ont affirmé qu’il y aura une incidence positive sur les possibilités de commerce et d’investissement pour les entreprises canadiennes, ainsi que sur les possibilités économiques et sociales des collectivités partout au Canada.

Les résidents de la Colombie-Britannique sont devenus plus sceptiques quant aux avantages découlant des Jeux de 2010 à mesure que ceux–ci approchaient. Après les Jeux de 2010, seulement une proportion légèrement supérieure de résidents du Lower Mainland de la Colombie–Britannique, par rapport au reste du Canada, a fait état de répercussions négatives en ce qui concerne les possibilités économiques et sociales.

Même si bon nombre des avantages ne seront pas pleinement réalisés avant un certain temps, des études de recherche font ressortir les contributions liées aux avantages prévus des Jeux de 2010 sur les plans de la vie sociale, de la culture, de l’économie et des collectivités, notamment :

  • Le Rapport de durabilité du COVAN fournit des exemples de possibilités de formation et d’emploi, principalement en ce qui concerne la construction de sites :
    • la contribution du COVAN au logement abordable;
    • ses contributions financières et en nature à des groupes sans but lucratif;
    • l’importance accordée aux arts et à la culture autochtones;
    • l’importance accordée à l’approvisionnement auprès des entreprises autochtones, ainsi qu’auprès des entreprises et des organismes des quartiers défavorisés, dans la mesure du possible.

Le GC a contribué indirectement à de tels avantages en contribuant financièrement au budget du COVAN et en contribuant en nature, notamment en offrant des ateliers sur l’approvisionnement à l’intention du personnel du COVAN.

Le rapport intitulé L’effet olympique (2009) fournit des exemples d’avantages à l’échelle communautaire, notamment :

  • les investissements dans le logement abordable, et on y reconnaît la contribution du GC à cet égard;
  • plusieurs initiatives dans le domaine culturel auxquelles le GC a contribué directement, en contribuant principalement à une meilleure connaissance de l’art, des artistes et des cultures;
  • une plus grande assistance ou participation aux manifestations liées aux Jeux, notamment aux cérémonies d’ouverture des Jeux olympiques de 2010.

L’étude sur l’impact des Jeux olympiques et l’étude intitulée L’effet olympique soulignent également les divers impacts des Jeux de 2010 sur les athlètes d’élite et leurs résultats, tout en établissant un lien avec l’initiative À nous le podium et en mettant en évidence l’importante contribution du GC à cette initiative. La seule preuve concluante d’avantages économiques se trouve dans l’étude sur l’impact des Jeux olympiques – c.–à–d. le taux de chômage en C.–B. étant inférieur à celui de la moyenne nationale en 2006, et le gain relatif de popularité de Vancouver à titre de ville hôte pour les conférences internationales en 2009.


4.4 Pratiques exemplaires et possibilités d’amélioration

L’évaluation comprenait une question sur les leçons retenues des Jeux olympiques. Les informateurs clés ont relevé une série de pratiques exemplaires et cerné des possibilités d’amélioration pouvant éclairer la conception et la prestation de manifestations sportives et culturelles dont la portée est similaire. Ces pratiques exemplaires et ces possibilités d’amélioration sont présentées ci–dessous.

4.4.1 Pratiques exemplaires

Planification hâtive – L’Entente multipartite est un modèle pour les initiatives similaires à ces Jeux. Il y a des avantages évidents à négocier et à signer une entente multipartite qui fournit une description détaillée des rôles et des responsabilités de tous les partenaires pour des projets pluriannuels regroupant plusieurs partenaires avant de préparer un dossier de candidature ou tôt dans la phase de planification proprement dite. Ces avantages sont liés à la clarification des engagements financiers, l’efficience de la préparation, à la budgétisation et à l’élaboration de la structure de gouvernance de l’événement.

Structure de gouvernance fédérale – La structure de gouvernance mise en œuvre par le biais du Secrétariat fédéral 2010 et du Cadre de coordination fédérale est un modèle en ce qui concerne la gestion des initiatives horizontales fédérales de ce type. Un secrétariat solide sert à :

  • fournir un point de contact unique et à assurer une interface efficace entre le GC et les autres partenaires;
  • surveiller de façon continue la dépense des fonds supplémentaires accordés aux divers ministères et ceux fournis à des tiers, ainsi que les résultats atteints;
  • assurer le soutien de la haute direction dans l’ensemble du GC;
  • assurer une prise de décisions efficace et opportune au sein d’une grande bureaucratie complexe.

Le Cadre de coordination fédérale était également considéré comme un outil essentiel, car il établissait les objectifs et les responsabilités de tous les ministères fédéraux contributeurs dès le début.

Stratégie de mesure du rendement et système d’établissement de rapports – La stratégie de mesure du rendement et le système d’établissement de rapports mis en place par le biais du CGRR/CVAR horizontal constituent des pratiques exemplaires pour toute initiative horizontale. De plus, l’utilisation d’un site intranet, accessible par tous les partenaires, représente une mise en œuvre efficace des technologies actuelles à l’appui de la gestion du rendement.

Gestion des risques – Le registre « continu » des risques du SF 2010, ainsi que le plan de sécurité et les exercices de mise en situation qui ont été tenus, servent de modèle pour de futurs événements majeurs.

Services fédéraux essentiels – Plusieurs partenaires fournissant des SFE ont mis en place leur propre réseau de cadres supérieurs plusieurs années avant les Jeux de 2010, afin d’élaborer les plans pour la prestation des SFE, de cerner d’autres possibilités de participation, de communiquer de l’information sur la participation du GC aux Jeux de 2010, et d’examiner et de résoudre les questions potentielles touchant divers secteurs de leur ministère. La mise en commun des ressources des ministères et organismes et les partenariats à l’extérieur du GC étaient jugés essentiels pour assurer la prestation de certains SFE, et aussi tirer profit d’autres possibilités liées aux Jeux de 2010.

Installations sportives accessibles, durables et convertibles – Les critères de conception pour les installations des Jeux de 2010 intégraient les besoins liés à l’accessibilité de tous les niveaux et types d’athlètes. En outre, la conception faisait en sorte que les installations pouvaient être converties pour une utilisation à long terme après la fin des Jeux de 2010, et intégrait des normes de durabilité dans le domaine de la construction. À ce titre, les installations sont considérées comme étant un legs important de ces Jeux. En outre, ces Jeux offraient une excellente représentation des caractéristiques de durabilité pour de tels événements, notamment en ce qui concerne l’élaboration d’une norme par l’Association canadienne de normalisation (CSA).

Participation des Premières nations – La création et la promotion de la Société des quatre Premières nations hôtes (SQPNH) à titre de point de contact unique pour la participation des Premières nations aux Jeux de 2010 et aux activités connexes sont également considérées non seulement comme une pratique exemplaire, mais aussi comme un résultat positif important. Le rôle de premier plan des Premières nations et les fonds consacrés à celles–ci sont considérés comme ayant contribué au renforcement des capacités, à un niveau de participation sans précédent et à l’obtention d’avantages à long terme et de legs pour les Autochtones, non seulement en Colombie–Britannique, mais dans l’ensemble du Canada.

4.4.2 Possibilités d’amélioration

Exigences en matière de rapports pour les bénéficiaires de financement – La simplification des exigences en matière de rapports au sein des ordres de gouvernement réduirait le fardeau qui est imposé aux bénéficiaires. Pour les partenaires des Jeux et les autres organismes qui étaient les bénéficiaires de financement provenant du GC et du gouvernement de la Colombie–Britannique, les vérifications annuelles ainsi que les exigences en matière de rapports financiers trimestriels ou annuels étaient considérées comme étant trop lourdes. Des exigences simplifiées en matière de rapports devraient être négociées entre l’organisme provincial compétent et les organismes bénéficiaires.

Besoins de trésorerie – Une communication continue entre le GC et les bénéficiaires de financement en ce qui concerne les besoins de trésorerie aiderait ces derniers à réagir plus efficacement aux risques imprévus liés au calendrier des paiements.

5 Conclusions

Pertinence

Les investissements du gouvernement du Canada (GC) dans les Jeux de 2010 étaient pertinents comme le démontrent l’harmonisation avec les priorités du gouvernement et du Ministère, la contribution au développement des athlètes de haut niveau et l’appui des Canadiens.

Rendement

Le GC a mis en place une structure de gouvernance efficace qui lui permettait de respecter l’engagement qu’il a pris à l’égard des Jeux de 2010 dans le cadre de l’EM. La planification des investissements du GC et les rapports répondaient aux attentes, et la surveillance a permis au GC de gérer son engagement de manière efficace et efficiente, malgré quelques difficultés qui se sont posées et qui ont finalement été réglées concernant les obligations relatives aux langues officielles. La planification des risques était efficace et constamment mise à jour.

L’évaluation a relevé de nombreuses leçons retenues en ce qui concerne le modèle de prestation mis en place par le GC qui pourrait être imité dans de futurs événements similaires.

Les services fédéraux essentiels faisant l’objet de la présente évaluation ont été produits, et ils appuyaient les Jeux de 2010, tel qu’il était prévu. Les résultats immédiats prévus ont été atteints, et il semble que les résultats intermédiaires et finaux seront atteints. Étant donné que les Jeux de 2010 étaient une initiative regroupant plusieurs partenaires, les résultats finaux ne sont pas directement attribuables au gouvernement du Canada. On s’attend à ce que les recherches futures permettent de déterminer si les avantages sur les plans sportif, social, économique et culturel se réaliseront.

6 Recommandation

Recommandation : Obligations relatives aux langues officielles PCH devrait mettre en œuvre un cadre exhaustif afin de s’assurer que les obligations relatives aux langues officielles sont surveillées efficacement pour les manifestations sportives ou culturelles dont la portée est similaire à celle des Jeux de 2010. Ce cadre viserait à renforcer les mécanismes existants, comme les accords de contribution (y compris les ententes multipartites) ou les documents de planification (y compris les plans d’activités des bénéficiaires). Il comprendrait les processus et les outils de collaboration internes et externes nécessaires pour assurer une surveillance et un soutien systématiques des bénéficiaires et des partenaires. Il devrait être lancé tôt dans le processus, afin de mieux aider les partenaires à respecter les exigences en matière de langues officielles.

Réponse et plan d’action de la direction

PCH a mis en place une série d’outils et de processus qui, ensemble, constituent des mesures solides pour la gestion et la surveillance des dossiers de subventions et de contributions, y compris la détermination et la surveillance des exigences en matière de langues officielles lors des grandes manifestations sportives et culturelles. Il incombe à tous les programmes de se reporter régulièrement à ces outils et processus.

En réponse à la recommandation, le Ministère élaborera des clauses formulées de façon appropriée qui seront incluses dans l’accord de contribution type. Compte tenu des objectifs et des résultats prévus de chaque programme, les programmes particuliers qui nécessiteront des clauses spéciales en matière de langues officielles seront déterminés. Les clauses devront :

  • indiquer clairement les mesures précises qui doivent être prises par le bénéficiaire de financement afin de refléter la dualité linguistique du Canada;

  • veiller à ce que le bénéficiaire de financement final soit informé de ses responsabilités pour ce qui est de satisfaire aux obligations de refléter la dualité linguistique du Canada.

Annexe A

1. Signataires de l’Entente multipartite autres que le gouvernement du Canada

Gouvernment de la Colombie-Britannique

Partenaire égal avec le gouvernement fédéral, le gouvernement de la Colombie–Britannique a créé son Secrétariat des Jeux de 2010 (Secrétariat de la C.-B.) afin que la province respecte ses engagements à l’égard des infrastructures et des services dans le cadre de ces Jeux. Les principaux objectifs du Secrétariat de la C.–B. étaient d’assurer la création de possibilités de développement durable sur les plans sportif, économique, social et culturel associées à la tenue des Jeux olympiques ainsi que la création de legs permanents en matière d’infrastructures et de culture au sein de la province[28].

Ville de Vancouver

En tant que ville hôte des Jeux de 2010, Vancouver a mis sur pied le Bureau des opérations des Jeux olympiques et paralympiques afin d’assurer que la Ville respecte ses engagements. Les principales activités du Bureau comprenaient ce qui suit : établir des relations avec le COVAN et les autres partenaires du gouvernement, offrir un leadership en ce qui concerne la planification de la ville en vue des Jeux de 2010 et créer un legs olympique durable pour Vancouver[29].

Municipalité de villégiature de Whistler

Whistler était le site principal de bon nombre des activités de glisse et des épreuves nordiques. Le Bureau du directeur exécutif était chargé de coordonner la participation de la municipalité aux Jeux de 2010 [30].

Comité olympique canadien

Cet organisme était responsable du Mouvement olympique au Canada et fournissait une aide financière et des services à la communauté du sport amateur de haut niveau. Le COC veillait à ce que l’équipe olympique du Canada aux Jeux de 2010 évolue à un niveau élevé de compétition pendant les Jeux de 2010 [31].

Comité paralympique canadien

Le principal objectif de cet organisme était de voir à la croissance et à la promotion du mouvement paralympique au Canada[32].

Société de la candidature de Vancouver 2010

Cet organisme sans but lucratif était chargé de préparer et de présenter le dossier de candidature au Comité international olympique pour l’accueil des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver de 2010.

2. Principaux partenaires de la planification et de l’exécution des Jeux de 2010 (autres que les signataires de l’EM)

Quatre Premières nations hôtes

Les QPNH comprenaient les quatre communautés des Premières nations dont les territoires traditionnels ont directement été utilisés aux fins de l’accueil des Jeux de 2010, soit les Premières nations Lil’wat, Musqueam, Squamish et Tsleil-Waututh.

Société des quatre Premières nations hôtes

La SQPNH comprenait les quatre Premières nations et son principal objectif était de représenter les intérêts de celles–ci et de veiller à ce que leur culture soit respectée et reconnue dans la planification et l’accueil des Jeux de 2010[33].

Ville de Richmond

La Ville de Richmond n’était pas signataire de l’EM. Elle est devenue partenaire des Jeux de 2010 lorqu’elle a été choisie comme emplacement de l’Anneau olympique. En tant que site des compétitions de patinage de vitesse, Richmond est devenue l’un des principaux sites des Jeux de 2010.

Annexe B

Budget prévu

Annexe B –Tableau 1 : Services et budget prévus du GC pour les Jeux de 2010, décembre 2009
INVESTISSEMENTS STRATÉGIQUESBudget* (000 000 $)
Coordination fédérale
Patrimoine canadien Budget des immobilisations rattaché aux sites des épreuves sportives et d’autres activités 290
Patrimoine canadien Legs des sites 55
Patrimoine canadien Budget de fonctionnement du SF 2010 35
Affaires autochtones et Développement du Nord Canada Legs pour les Premières nations 34
Patrimoine canadien Activités paralympiques 32
Patrimoine canadien Langues officielles 7,.7
Promotion et Participation
Patrimoine canadien Relais de la flamme 24,5
Patrimoine canadien Quatre Premières nations hôtes 2
Patrimoine canadien Édition numérique de l’Olympiade culturelle 0,4
Patrimoine canadien Cérémonies d’ouverture des Jeux olympiques 20
Patrimoine canadien Pavillon du Canada 10,.4
Patrimoine canadien Cérémonie de reconnaissance des athlètes 1,7
Patrimoine canadien Sites en direct 20,2
Commission canadienne du tourisme Stratégie touristique 26
Ministère des Affaires étrangères et du Commerce international Développement du commerce international et protocole 3,69
SERVICES FÉDÉRAUX ESSENTIELS
Sûreté et sécurité publique aux Jeux
Gendarmerie royale du Canada[34], ministère de la Défense nationale, Service canadien du renseignement de sécurité, Sécurité publique Canada, Transports Canada y compris Nav Canada, Industrie Canada, Agence des services frontaliers du Canada, Citoyenneté et Immigration Canada, Agence de la santé publique du Canada, Société canadienne des postes et Garde côtière canadienne   867,8**
Santé Canada   Services votés
Santé Canada
Agence de la santé publique du Canada   2,7
Santé Canada   2 275
Agence canadienne d’inspection des aliments   Services votés
Questions fiscales
Agence du revenu du Canada   Services votés
Propriété intellectuelle
Industrie Canada   Services votés
Entrée de biens et de personnes
Agence canadienne d’inspection des aliments   Services votés
Ressources humaines et Développement des compétences Canada   Services votés
Santé Canada   0,325
Services météorologiques
Environnement Canada   9,3
Durabilité
Environement Canada   4,1
Pêches et Océans Canada   0,6

Sources

* Cadre intégré de gestion et de responsabilisation axé sur les résultats (CGRR) et cadre de vérification axé sur les risques pour les Jeux olympiques et paralympiques d’hiver de 2010, novembre 2009.

** Rapport de l’évaluation de la sûreté et de la sécurité publique aux Jeux olympiques et paralympiques d’hiver de 2010 à Vancouver menée par la GRC, ÉBAUCHE, 18 novembre 2011.

Annexe C

Secteurs de service et partenaires fournissant des services fédéraux essentiels (SFE)

1. Coordination fédérale – Le Secrétariat fédéral 2010 coordonnait les partenaires fournissant des SFE dans la prestation de ces services et assurait la liaison avec les partenaires des Jeux de 2010. Affaires autochtones et Développement du Nord Canada (AADNC) ainsi que Travaux publics et Services gouvernementaux Canada (TPSGC) ont également fourni des services liés à la coordination fédérale.

2. Promotion et Participation – Les activités de sensibilisation, d’engagement pancanadien et de promotion des Jeux olympiques et paralympiques se déroulaient sous la responsabilité de PCH. La Commission canadienne du tourisme (CCT) et le ministère des Affaires étrangères et du Commerce international (MAECI) ont également fourni des services. Ceux–ci comprenaient des services et des activités comme les suivants :

  • Activités de sensibilisation, d’engagement pancanadien et de promotion;
  • Participation autochtone;
  • Relais de la flamme et célébrations connexes;
  • Programme des sites en direct;
  • Cérémonies d’ouverture des Jeux olympiques;
  • Développement du commerce international et protocole;
  • Stratégique touristique canadienne.

3. Sûreté et sécurité publique aux Jeux – Ce secteur, coordonné par la Gendarmerie royale du Canada (GRC), mettait à contribution 11 ministères et organismes fédéraux, un organisme central (BCP), la Société canadienne des postes et Nav Canada.

4. Santé et sécurité – Santé Canada (SC), l’Agence de la santé publique du Canada (ASPC) et l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) ont mis en œuvre des infrastructures et des systèmes pour assurer la santé et la sécurité des athlètes participant aux Jeux de 2010, des délégués, des spectateurs et des voyageurs.

5. Questions fiscales – L’Agence du revenu du Canada (ARC) a fourni l’information nécessaire pour assurer la conformité avec les lois fiscales du Canada.

6. Propriété intellectuelle IC a assuré la protection de la propriété intellectuelle en créant un cadre de marché pour la protection des marques de commerce des marchandises et des autres types de propriété intellectuelle associés aux Jeux de 2010.

7. Entrée de biens et de personnes au Canada – L’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA), Ressources humaines et Développement des compétences Canada (RHDCC) et SC étaient responsables de ce secteur de service. L’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) et Citoyenneté et Immigration Canada ont également contribué aux résultats de ce secteur de service. Les résultats figurent dans le Rapport de l’évaluation de la sûreté et de la sécurité publique aux Jeux olympiques et paralympiques d’hiver de 2010 à Vancouver menée par la GRC.

8. Services météorologiques – Environnement Canada (EC) fournissait des prévisions météorologiques exactes en temps opportun.

9. Durabilité EC et le ministère des Pêches et des Océans (MPO) ont réalisé des évaluations environnementales, et EC a fourni des conseils et des directives visant à promouvoir la durabilité de l’environnement des Jeux d’hiver de 2010.

Annexe D

MODELE LOGIQUE DES JEUX OLYMPIQUES ET PARALYMPIQUES
Le lien vers une description textuelle détaillée est juste en-dessous de cette image.

Voir cette image dans un format texte

Annexe E

Matrice d’évaluation

Jeux olympiques et paralympiques d’hiver de 2010 – Enjeux, questions et indicateurs relatifs à l’évaluation
Enjeux/questionsIndicateurs
Pertinence [Est-ce que l’appui aux Jeux était une entreprise valable, notamment en ce qui concerne la création d’avantages sur les plans social, économique, culturel et sportif?]

1. Comment la contribution fédérale aux Jeux s’harmonise–t–elle avec les résultats stratégiques ministériels (PCH et ministères et organismes fournissant des SFE et des investissements stratégiques) et les résultats stratégiques et les priorités du gouvernement dans son ensemble? Les résultats horizontaux, les priorités pangouvernementales et les engagements de l’Entente multipartite concordent-ils?

Évaluation de l’harmonisation des résultats horizontaux communs de l’initiative avec les objectifs de l’Entente multipartite ainsi qu’avec les priorités pangouvernementales

Évaluation de la correspondance/l’harmonisation des buts et des objectifs du SF 2010 et du financement/des services de PCH liés aux Jeux avec les résultats stratégiques de PCH et les objectifs de l’Entente multipartite

Évaluation de la correspondance/l’harmonisation du financement/des services de PCH liés aux Jeux avec les documents de base
Évaluation de la correspondance/l’harmonisation du financement/des services offerts par les ministères et organismes fournissant des SFE avec leurs autorisations et documents de base respectifs

Évaluation de la correspondance/l’harmonisation du financement/des services offerts par les ministères et organismes fournissant des investissements stratégiques avec les objectifs de l’Entente multipartite

2. Le public canadien appuie–t–il la contribution fédérale aux Jeux?

L’appui du public aux Jeux a–t–il changé au cours de la période 2007–2010? Le cas échéant, comment peut–on expliquer les changements dans l’appui du public?

Quel est le niveau d’appui de différents groupes et régions du Canada? S’il y a des variations dans l’appui, comment peut–on les expliquer?

Niveau de sensibilisation du public à la participation fédérale aux Jeux d’hiver de 2010

Avis des leaders d’opinion (à l’échelle nationale et internationale)

3. Comment l’accueil des Jeux de 2010 contribue–t–il au développement des athlètes de haut niveau, y compris les athlètes ayant un handicap?

Perceptions de la haute direction de PCH et des représentants du gouvernement fédéral

Changements aux classements mondiaux (1998–2010)

Opinions des athlètes

Appréciation et utilisation par les athlètes brevetés des installations sportives nouvelles et améliorées mises en place pour les Jeux d’hiver de 2010

Opinions des entraîneurs–chefs

Rendement : efficacité, efficience et économie

Conception, mise en œuvre et atténuation des risques [Le SF 2010 et les partenaires fournissant des SFE ont–ils coordonné efficacement la contribution du Canada aux Jeux de 2010?]

1. La contribution de l’ensemble des partenaires du SF 2010 et des ministères et organismes fournissant des SFE est–elle reconnue et budgétée dans les documents de politique et de planification de tous les partenaires appuyant le SF 2010? Y a–t–il des dépenses qui n’ont pas été indiquées? Le cas échéant, quel est l’ampleur du déficit par rapport à l’engagement total?

Flux financiers (engagements pris par les ministères)

Perceptions, opinions et analyse des partenaires du SF 2010 et des ministères et organismes fournissant des SFE

2. Le gouvernement fédéral, tel qu’il est représenté par le SF 2010, a–t–il communiqué efficacement avec le COVAN, la C.–B. et les autres partenaires des Jeux de 2010?

Communications entre le SF 2010 et les partenaires des Jeux de 2010 (COVAN, C.–B. et les autres partenaires des Jeux de 2010)

Mécanismes de communication en place

Présence aux réunions du SF 2010 et du COVAN

Perceptions du COVAN, de la C.–B. et des autres partenaires des Jeux de 2010

Perceptions du personnel du SF 2010

3. La coordination et la communication entre les ministères et les organismes ont–elles été efficaces?

Le SF 2010 a–t–il géré la contribution du Canada aux Jeux de 2010 de manière efficace et efficiente?

Les partenaires fédéraux (ministères et organismes fournissant des SFE et des investissements stratégiques) et les autres sources d’appui ont–ils tous réagi et coopéré adéquatement?

Les SM et les SMA ont–ils communiqué l’importance d’appuyer l’initiative horizontale? Sinon, quelles autres exigences ont nui à la mobilisation des ressources des ministères et des organismes?

Y a–t–il des ressources provenant de partenaires fédéraux qui n’ont pas été utilisées?

Nombre de réunions interministérielles (niveau des sous–ministres, Groupe de travail représentatif, comités des SFE et autres comités interministériels)

Communications entre le SF 2010 et les ministères et organismes participants

Présence aux réunions

Perceptions et degré de satisfaction des gestionnaires du SF 2010 et des ministères et organismes fournissant des SFE en ce qui concerne la réponse et l’engagement des partenaires fédéraux

Perceptions des partenaires fédéraux en ce qui concerne la coordination et les communications du SF 2010

Nombre et type de mécanismes de coordination en place

4. Le financement fourni au COVAN et aux autres bénéficiaires de financement reflétait–il une planification claire des activités et des opérations?

Coordination fédérale (immobilisations – sites des activités et des épreuves sportives, legs des sites, legs pour les Premières nations, activités paralympiques)

Promotion et participation (Premières nations hôtes, sites des célébrations, relais de la flamme, cérémonies d’ouverture, tourisme canadien)

Services fédéraux essentiels – non liés à la sécurité

Financés (Transports Canada, Industrie Canada, Agence des services frontaliers du Canada, Citoyenneté et Immigration Canada, Agence de la santé publique du Canada, Santé Canada, Ressources humaines et Développement des compétences Canada, Environnement Canada, Pêches et Océans Canada, Affaire étrangères et Commerce international Canada)

Non financés (Agence canadienne d’inspection des aliments) [35]

Le financement était–il opportun et suffisant?

Pourcentage des fonds qui sont reçus au moment prévu

Pourcentage des accords de contribution qui sont négociés en temps opportun

Réalisation d’extrants et de résultats comme l’indiquent les accords de contribution

Demandes de couverture des dépassements de coûts

5. Les bénéficiaires de financement ont–ils tous fourni des rapports exacts et complets sur les sorties de fonds et les activités et extrants réalisés avec les ressources fournies par le gouvernement fédéral?

Ces rapports visaient–ils la période allant de la réception initiale du financement à la fin de l’intervention?

Ces rapports étaient–ils suffisants pour permettre au SF 2010 de gérer le financement fédéral de manière efficace?              

Information sur les engagements de financement

Moment de la réalisation des livrables essentiels

6. Les parties fédérales pertinentes (GRC,MDN, ASPC, etc.) ont–elles élaboré, coordonné et appliqué une stratégie efficace pour assurer la sûreté et la sécurité des Jeux pour les athlètes, les participants et le public?

Nombre d’incidents rapportés

Registre des réponses à chaque incident

Perceptions des athlètes et des participants

7. Les principaux risques ont–ils tous été cernés dans le CVAR? Sinon, lesquels ne l’ont pas été? Est–ce que PCH, les autres partenaires fédéraux et les signataires de l’Entente multipartite ont réagi efficacement aux risques imprévus?

Perceptions des gestionnaires de PCH, du SF 2010 et des ministères et organismes fournissant des SFE

Registre des événements ne figurant pas dans le CVAR

Réponse de la direction des Jeux pour faire face aux risques non définis

8. Quelles leçons ont été tirées de la conception et de l’exécution de cette initiative horizontale?

Perceptions des gestionnaires de PCH, du SF 2010 et des ministères et organismes fournissant des SFE

Perceptions des partenaires des Jeux de 2010

Perceptions du CIO

Réaction des médias à la coordination des Jeux

Registre de l’utilisation des ressources

Succès et incidence [Quel succès le gouvernement du Canada, en tant que partenaire financier principal, a–t–il obtenu dans l’atteinte des a) résultats par secteur de service; b) résultats immédiats; c) résultats intermédiaires; d) résultats finaux?] Résultat final (F); Résultat intermédiaire (IN); Résultat immédiat (IM)

1.Les partenaires fédéraux ont–ils tous présenté les extrants nécessaires pour appuyer les Jeux avant le 12 février 2010? (IM)

SFE financés

ASPC

Mettre en œuvre des plans de surveillance et de coordination

Élaborer des plans pour les rassemblements de masse

Mettre en œuvre une stratégie de communication particulière aux Jeux

Augmenter la capacité de traiter la circulation accrue aux points d’entrée

MPO

Prendre en considération les effets d’une décision réglementaire avant que cela soit nécessaire

Veiller à ce que les projets pertinents intègrent les exigences du Programme de gestion de l’habitat

TPSGC

Traduction

INDUSTRIE CANADA

Créer et appliquer des programmes pour gérer les marques de commerce et autres droits de propriété intellectuelle

SANTÉ CANADA

Dresser des plans d’urgence pour s’assurer que la capacité d’intervention et d’accès aux services de santé est très élevée

Dresser des plans pour s’assurer que les besoins des personnes jouissant d’une protection internationale (PPI) en matière d’urgence en santé sont satisfaits

Effectuer des inspections de routine et liées aux mises en quarantaine des modes de transport pour s’assurer qu’ils satisfont aux normes et lignes directrices de santé publique

PCH

Planifier, élaborer et exécuter des cérémonies mémorables et visibles (cérémonies d’ouverture et de clôture, relais de la flamme, Pavillon du Canada, activités de reconnaissance des athlètes canadiens, À nous le podium, cérémonies de remise des médailles, protocole relatif au pays hôte, etc.)

ENVIRONNEMENT CANADA

Mise en place des infrastructures et des technologies de soutien permettant d’offrir des services météorologiques opportuns aux partenaires fédéraux et au Centre des opérations des Jeux

Fournir des services météorologiques à l’appui des partenaires fédéraux et des activités des Jeux, ainsi qu’au profit du public et des visiteurs étrangers

Fournir des conseils et un savoir-faire pour contribuer à l’intégration de la durabilité de l’environnement aux stratégies, aux pratiques et aux politiques (en collaboration avec le COVAN

Créer du matériel promotionnel afin de sensibiliser les Canadiens à la durabilité environnementale des Jeux

Élaborer un plan pour mettre en valeur l’innovation et les pratiques exemplaires canadiennes en matière de durabilité de l’environnement

SFE non financés

ACIA

Assurer la communication des restrictions à l’importation d’aliments, de plantes et d’animaux

Fournir des services d’inspection en collaboration avec l’ASFC

ARC

Créer des communications sur des questions fiscales pour assurer la conformité avec les lois fiscales canadiennes

RHDCC

- Programme des travailleurs étrangers

Directives et communications concernant les règlements et procédures

Guide de planification et instructions

Communication écrite sur les exigences

Perceptions et rapports des gestionnaires des ministères et organismes fournissant des SFE

2. La performance des athlètes canadiens (Jeux olympiques et paralympiques) a–t–elle répondu aux attentes (nombre de médailles remportées, avances aux classements mondiaux)? (IM)

Comparaison de la performance des athlètes canadiens au cours des quatre derniers Jeux olympiques

Perceptions des Canadiens

Perceptions des médias sportifs

3. Les Jeux ont–ils été inclusifs? Des Canadiens de toutes les régions et de tous les niveaux socio–économiques ont–ils participé aux activités sportives, économiques, sociales et culturelles? Les Canadiens ont–ils eu la possibilité de participer aux manifestations et activités de rayonnement? (IM)

Nombre d’activités liées aux Jeux tenues au Canada (petites et grandes manifestations)

Nombre d’activités liées aux Jeux tenues à l’étranger (petites et grandes manifestations)

Nombre (pourcentage) d’activités/événements qui mettent en évidence la dualité linguistique, le multiculturalisme et la communauté autochtone

Nombre (pourcentage) d’activités/événements qui mobilisent les représentants de la dualité linguistique, du multiculturalisme et de la communauté autochtone

Participation déclarée par les intéressés en ce qui concerne les activités liées aux Jeux, y compris le relais de la flamme
Effectif–téléspectateurs de toutes les activités liées aux Jeux
Perceptions des dirigeants des Premières nations
Taux de participation des Premières nations aux compétitions, cérémonies et autres activités liées aux Jeux
Activités de développement communautaire, particulièrement à Vancouver

Taux de participation des Canadiens à faible revenu dans divers aspects des Jeux (construction de sites, opérations et autres)

4. Les athlètes, les participants et le public ont-ils eu des Jeux sûrs et sécuritaires? (IM)

Lorsqu’un problème de sûreté ou de sécurité est survenu, cela n’a pas eu d’incidence sur le déroulement des Jeux.

5. Les Canadiens sont–ils au courant de la contribution fédérale aux Jeux? (IM) (Voir la question 2 sous Pertinence)

Sensibilisation des Canadiens

Nombre et pourcentage d’événements qui reconnaissaient le soutien du gouvernement du Canada (GC)

Quantité et pourcentage de matériel publicitaire lié aux Jeux (p. ex. programmes, sites Web, etc.) qui mentionne le GC en tant que bailleur de fonds/partenaire

6. Les exigences relatives aux langues officielles ont–elles toutes été satisfaites? (IM)

Nombre de documents avec des références aux deux langues officielles

Nombre d’événements tenus dans les deux langues officielles

Proportion de matériel de promotion sur les Jeux et d’autre matériel connexe dans les deux langues officielles

7. Les retombées prévues sur les plans social, culturel, économique et communautaire se sont–elles concrétisées? (F)

Retombées sur les plans social, culturel, économique et communautaire

Résultats enregistrés par les partenaires des Jeux de 2010

Perceptions des Canadiens, particulièrement des résidents de la C.–B.

Perceptions des leaders d’opinion

8. Les Jeux ont–ils fait la promotion des valeurs et de l’excellence du Canada à l’échelle nationale et internationale? (F)

Éditoriaux dans les médias internationaux

Perceptions du CIO

9. Les Jeux ont–ils contribué à la réputation du Canada dans l’accueil de manifestations sportives internationales? (F)

Éditoriaux

Perceptions du CIO

Les Canadiens sont fiers d’accueillir les Jeux

10. Dans quelle mesure les Jeux étaient–ils durables sur le plan environnemental? Les Jeux ont–ils laissé un legs environnemental positif pour l’avenir? (F)

Analyses de l’environnement

Registres d’événements négatifs rapportés par les organismes provinciaux de réglementation

Cas de restauration et d’atténuation spécifiques à l’appui de la durabilité de l’environnement

11. Les Jeux de 2010 laisseront–ils un legs sportif futur à tous les athlètes, y compris les athlètes handicapés et les athlètes des Premières nations? (F)

Nombre de legs en matière d’installations

Utilisation future prévue

Structures de gestion (plans d’activités, gouvernance) en place pour appuyer l’utilisation continue des installations

Activités prévues pour le reste de 2010 et les années suivantes en ce qui concerne les legs en matière d’installations

Opinions des Canadiens

Participation prévue des Premières nations aux legs et événements sportifs et culturels

Annexe F

Méthodologie – Description détaillée

A. Entrevues avec des informateurs clés

Dans le cadre de l’évaluation, les entrevues ont servi à :

  • clarifier les points de vue des partenaires fournissant des services fédéraux essentiels (SFE) au sujet de la pertinence des Jeux;
  • dévoiler les perceptions des enjeux opérationnels s’inscrivant dans le thème du rendement.

À ce titre, les données recueillies dans le cadre des entrevues offraient un contexte et de l’information à l’appui de l’interprétation des autres éléments probants de l’évaluation.

En collaboration avec la Direction des services d’évaluation de PCH, la haute direction du SF 2010 a invité les informateurs clés à participer à l’évaluation. La société de recherche chargée de réaliser l’évaluation a assuré le suivi pour confirmer la participation, fixer des rendez–vous et mener les entrevues. En collaboration avec la Direction des services d’évaluation de PCH, la société de recherche a élaboré des guides d’entrevue distincts pour chaque catégorie d’informateurs clés.

Cinq (5) catégories d’informateurs clés étaient ciblées comme étant les principaux intervenants ou bénéficiaires de la contribution du GC aux Jeux de 2010 :

Catégories d’informateurs clésPotentielsInterrogés
Personnel du Secrétariat fédéral 2010 6 7
Haute direction de PCH 13 5
EFS partners and other federal departments/agencies 44 20
COVAN; Comité international olympique (CIO) / Comité olympique canadien (COC) / Comité paralympique canadien (CPC); gouvernement de la C.–B.; municipalités de Vancouver, de Richmond et de Whistler; communautés de langue officielle en situation minoritaire 44 13
Quatre Premières nations hôtes / Société des quatre Premières nations hôtes 4 2
Total 111 47

Les évaluateurs ont communiqué avec les informateurs clés potentiels en suivant l’ordre dans lequel ceux–ci figuraient dans la liste jusqu’à ce qu’ils aient atteint le quota d’échantillonnage pour chaque catégorie. Au total, 47 entrevues ont été menées, dont certaines avec de petits groupes de personnes. Les entrevues duraient en moyenne une heure. Les évaluateurs n’ont pas pu planifier d’entrevues avec qui que ce soit du CIO, du COC ou du CPC, ni avec les chefs des quatre Premières nations hôtes.

On a offert aux personnes interrogées la possibilité de recevoir le guide d’entrevue à l’avance afin d’avoir le temps de préparer des réponses réfléchies. Les entrevues se sont déroulées par téléphone, dans la langue officielle préférée des informateurs clés. Quelques entrevues ont fait exception et se sont déroulées en personne à Ottawa, Victoria et Vancouver. Les informateurs clés avaient la possibilité d’examiner un résumé de l’entrevue.

B. Examen de la recherche sur l’opinion publique et suivi de la couverture médiatique

L’examen de la recherche sur l’opinion publique avant et après les Jeux, ainsi que le suivi et l’analyse de la couverture médiatique de divers aspects des Jeux de 2010, sont également inclus dans l’évaluation. Cette méthode a permis d’obtenir de l’information sur les perceptions des Canadiens, en général, et des leaders d’opinion dans les médias, en particulier. L’analyse a montré qu’il existe clairement de l’interaction, étant donné que l’opinion publique est souvent façonnée par les reportages dans les médias et que, dans une certaine mesure, la représentation médiatique peut également être influencée par les sondages d’opinion. Par conséquent, il a été jugé que l’information provenant de ces sources de données était parfois complémentaire et que, parfois, elle se chevauchait.

B.1 Recherche sur l’opinion publique

À partir de 2007, le SF 2010 a fait appel à un fournisseur externe pour effectuer des études de recherche sur l’opinion publique. Ces études consistaient en une série de sondages téléphoniques auprès du public canadien dans le but d’évaluer sa connaissance des Jeux de 2010 et du rôle du gouvernement fédéral ainsi que sa perception des avantages découlant de ces Jeux. Quatre projets de recherche sur l’opinion publique ont été commandés, ainsi que trois sondages avant les Jeux, soit en juin 2007, en février 2009 et en février 2010, et un sondage après les Jeux en avril et mai 2010. À la demande des évaluateurs, des questions additionnelles ont été ajoutées au questionnaire de sondage après les Jeux afin de recueillir des données ciblées sur les besoins de la présente évaluation. Les résultats des quatre sondages sont utilisés dans le cadre de cette évaluation.

B.1.1 Recherche sur l’opinion publique avant les Jeux

Les trois sondages avant les Jeux, soit en juin 2007, en février 2009 et en février 2010, étudiaient les thèmes suivants :

  • la connaissance de l’emplacement des Jeux de 2010;
  • la compréhension du rôle du gouvernement fédéral;
  • l’incidence perçue sur :
    • l’image du Canada à l’étranger, la fierté nationale et la promotion de la paix dans le monde;
    • l’industrie du tourisme et le secteur canadien des arts et de la culture;
    • les possibilités économiques et sociales et les possibilités de commerce et d’investissement;
    • les personnes confrontées à des défis sociaux.

Les sondages avant les Jeux consistaient en un sondage national indépendant effectué au moyen d’une technologie d’interview téléphonique assistée par ordinateur (ITAO). Au Canada, 2 020 répondants ont répondu au sondage en juin 2007; 2 036 en février 2009 et 2 040 en février 2010. Tous les répondants étaient âgés de 18 ans ou plus. On a sélectionné les répondants en utilisant une version courante de l’Échantillonneur canadien, et tous les ménages canadiens disposant d’un numéro de téléphone valide avaient une chance égale d’être retenus aux fins de l’étude. Les taux de réponse globaux aux trois sondages variaient de 2 % à 4 %. Les données ont été pondérées afin de reproduire la distribution réelle de la population par âge et par sexe dans chaque région, selon les données de recensement les plus récentes.

B.1.2 Recherche sur l’opinion publique après les Jeux

Le sondage après les Jeux (avril et mai 2010) étudiait les mêmes thèmes que ceux des sondages avant les Jeux. On a toutefois ajouté des questions sur les thèmes suivants :

  • l’effectif–téléspectateurs des activités liées aux Jeux, comme les relais de la flamme, les cérémonies d’ouverture et de clôture et les épreuves sportives;
  • les perceptions des Canadiens en ce qui concerne la réussite des Jeux de 2010, y compris la performance des athlètes.

Le sondage après les Jeux consistait également en un sondage national indépendant effectué au moyen de la technologie d’ITAO. Au Canada, 3 039 répondants ont répondu au sondage en avril et mai 2010. Étant donné que les sondages avant les Jeux ont obtenu moins de réponses positives en C.–B. en ce qui concerne les avantages potentiels des Jeux de 2010, on a interrogé un suréchantillon de 1 000 répondants dans le Lower Mainland de la Colombie–Britannique. Le taux de réponse global au sondage était de 10 %. Le taux de réponse plus élevé après les Jeux reflète probablement l’accroissement de la sensibilisation et de la réponse positive du public canadien aux Jeux de 2010.

B.2 Suivi de la couverture médiatique

Les évaluateurs ont effectué un suivi quotidien des médias imprimés de novembre 2009 à mars 2010. Des articles exceptionnellement importants publiés plus tôt en 2009 ou dans les années antérieures ont égalemnt fait l’objet d’un suivi. Les ressources limitaient le temps consacré au suivi de la couverture médiatique et le nombre de formats visés (électroniques et imprimés). Les évaluateurs ont effectué le suivi des médias imprimés suivants :

  • The Globe and Mail;
  • National Post;
  • La Presse, Le Soleil et le site Web Cyberpresse (divers journaux régionaux du Québec);
  • Le Journal de Montréal et le site Web Canoë (divers journaux régionaux du Québec);
  • Le Devoir;
  • Maclean’s;
  • The Province;
  • Times Colonist (Victoria);
  • The Vancouver Sun;
  • Winnipeg Free Press;
  • le site Web de Radio-Canada;
  • le site Web de CBC;
  • le site Web de CTV.

Ils ont été sélectionnés afin de fournir un échantillon représentatif des médias imprimés nationaux, régionaux et locaux dans les deux langues officielles. L’étude portait essentiellement sur les médias imprimés pour deux raisons :

  • Toute question de fond serait couverte par les médias imprimés, même si elle devait faire surface dans les médias électroniques (y compris les sources d’information sur le Web).
  • Les médias imprimés sont plus faciles à archiver et à classifier.

Les évaluateurs ont également pris en compte les articles de fond parus dans d’autres publications, et examiné l’aperçu mensuel des questions médiatiques ainsi que l’analyse hebdomadaire des médias préparés par la Direction générale des communications de PCH, afin de s’assurer que l’ensemble des questions et des médias pertinents sont inclus.

C. Examen des documents

L’évaluation a puisé dans trois catégories de documents afin de recueillir des données pour l’évaluation. Il s’agit des plans d’activités et de la documentation opérationnelle du SF 2010, des rapports sur le rendement des ministères et organismes fournissant des SFE et d’autres études de recherche portant sur l’incidence des Jeux de 2010.

C.1 Plans d’activités et documentation opérationnelle du SF 2010

Le premier groupe de documents examinés consistait en :

  • des documents de base (documents de planification du GC portant sur les dépenses supplémentaires, les plans d’activités, les directives de la haute direction, etc.);
  • de la documentation opérationnelle (ordres du jour des réunions, comptes rendus, plans et autres documents servant à coordonner les activités).

Pour les documents de base, le SF 2010 a donné accès aux documents sur place. Pour la documentation opérationnelle, le SF 2010 a fourni des copies électroniques des documents, directement ou par le biais du site extranet du SF 2010. Les documents d’intérêt prioritaire pour le rapport portaient sur la gouvernance et la mise en œuvre, à savoir l’Entente multipartite; le plan d’activités du SF 2010 pour les Jeux de 2010; les divers rapports d’étape et annuels; les documents des réunions du sous-ministre, des ministères et organismes fournissant des services fédéraux essentiels et du Groupe de travail représentatif (GTR); les accords de contribution; les vérifications des activités et des états financiers. Ces documents ont servi à aborder les enjeux d’évaluation suivants :

  • la démonstration de la pertinence des Jeux de 2010;
  • leur harmonisation avec les priorités du gouvernement fédéral;
  • la preuve de l’efficacité de la coordination et de la communication entre le SF 2010 et les partenaires des Jeux (p. ex. le COVAN, le gouvernement de la C.–B., les municipalités).
C.2 Rapports sur le rendement par les partenaires fournissant des services fédéraux essentiels

Le rapport d’étape sur les réalisations par rapport aux indicateurs de rendement précis indiqués dans la Stratégie horizontale de mesure du rendement (SHMR) pour chacun des ministères et organismes participants a été examiné. Le SF 2010 a présenté ces réalisations dans la section sur la surveillance du rendement de son rapport d’étape interne selon le CGRR/CVAR des Jeux de 2010, daté de mai 2010.

C.3 Autres études de recherche portant sur les Jeux de 2010

Le SF 2010 a fait appel à des fournisseurs externes pour fournir des rapports sur les résultats et le rendement de divers aspects des Jeux de 2010. Ces autres études de recherche devaient formuler des constatations liées à plusieurs enjeux d’évaluation. Toutefois, elles n’étaient pas toutes disponibles au moment de la rédaction du présent rapport. Les évaluateurs ont examiné les documents suivants :

  • Rapport de durabilité 2008–2009 de Vancouver 2010, préparé par le COVAN;
  • Étude sur l’impact des Jeux olympiques et paralympiques de 2010 : rapport sur les résultats avant les Jeux, préparé par l’Université de la Colombie–Britannique, le 1er décembre 2009;
  • L’effet olympique des Jeux de 2010 : Rapport 5 – Répercussions des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver de 2010 sur la Colombie–Britannique et le Canada : 2009[36], préparé par PricewaterhouseCoopers;
  • Étude sur les stratégies et les enjeux relatifs aux efforts de coordination du gouvernement du Canada dans le cadre des Jeux de 2010, préparé par l’Université d’Ottawa, le 21 septembre 2010 par Parent, Rouillard et Loepckey.

Enfin, l’évaluation des programmes de Sport Canada, qui était effectuée en parallèle, a également contribué à la présente évaluation horizontale puisqu’elle évalue les trois programmes gérés par Sport Canada, soit le Programme d’aide aux athlètes, le Programme de soutien au sport et le Programme d’accueil, ainsi que le financement destiné aux activités internationales. Les constatations préliminaires de l’évaluation des programmes de Sport Canada sont incluses dans le présent rapport.

Annexe G

Tableaux supplémentaires

Le tableau 1 appuie les constatations présentées et examinées dans la section 4.1.3.

Annexe G – Tableau 1 : Sensibilisation aux Jeux – En général Pouvez-vous me dire où se dérouleront les Jeux olympiques et paralympiques d’hiver en 2010?
  Juin 2007
(n=2 020)
Février 2009
(n=2 036)
Février 2010
(n=2 040)

Nota : Les chiffres ayant été arrondis, les totaux des colonnes ne correspondent peut-être pas à 100 %.
* Comprend les répondants qui ont dit Vancouver, Whistler, Colombie–Britannique ou Canada.

Source : Sondages avant les Jeux effectués par le Centre de recherche Décima en juin 2007, février 2009 et février 2010.
Bonne connaissance générale* 61 % 87 % 95 %
Vancouver/Whistler 55 % 82 % 89 %
Colombie–Britannique 4 % 4 % 6 %
Canada 2 % 1 % 1 %
Autre pays 5 % 2 % 1 %
Ne sais pas 34 % 11 % 4 %

Le tableau 2 appuie les constatations présentées et examinées dans la section 4.1.3.

Annexe G – Tableau 2 : Sensibilisation aux Jeux – Lower Mainland de la C. B. Pouvez-vous me dire où se dérouleront les Jeux olympiques et paralympiques d’hiver en 2010? Sondage après les Jeux, avril et mai 2010
  Dans l’ensemble
(n=3 039)
Lower Mainland de la C. B.
(n=1 060)
Reste du Canada
(n=1 979)

Nota : Les chiffres ayant été arrondis, les totaux des colonnes ne correspondent peut-être pas à 100 %.
* Comprend les répondants qui ont dit Vancouver, Whistler, Colombie–Britannique ou Canada.

Source : Sondage après les Jeux effectué par le Centre de recherche Décima en avril et mai 2010.
Bonne connaissance générale* 96 % 99 % 96 %
Vancouver/Whistler 93 % 98 % 92 %
Colombie–Britannique 3 % 1 % 3 %
Canada <1 % 1 % <1 %
Autre pays 1 % <1 % 1 %
Ne sais pas 3 % 1 % 3 %

Le tableau 3 appuie les constatations présentées et examinées dans la section 4.1.3.

Annexe G – Tableau 3 : Sensibilisation aux Jeux – par région Pouvez-vous me dire où se dérouleront les Jeux olympiques et paralympiques d’hiver en 2010?

Personnes ayant indiqué le bon emplacement

(Vancouver, Whistler, Colombie–Britannique, Canada)
Région
AtlantiqueQuébecOntarioPrairiesColombie-Britannique

Source : Sondages avant les Jeux effectués par le Centre de recherche Décima en juin 2007, février 2009 et février 2010.

Juin 2007 (n=2 020) 50 % 43 % 60 % 67 % 97 %
Février 2009 (n=2 036) 85 % 76 % 90 % 92 % 97 %
Février 2010 (n=2 040) 93 % 92 % 96 % 97 % 99 %

Le tableau 4 appuie les constatations présentées et examinées dans la section 4.1.3.

Annexe G – Tableau 4 : Rôle du gouvernement du Canada Selon vous, lequel des trois rôles suivants le gouvernement du Canada joue t il dans l’organisation des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver de 2010?
  Juin 2007 (n=2 020)Février 2009 (n=2 036)Février 2010 (n=2 040)

Nota : Les chiffres ayant été arrondis, les totaux des colonnes ne correspondent peut-être pas à 100 %.

Source : Sondages avant les Jeux effectués par le Centre de recherche Décima en juin 2007, février 2009 et février 2010.
Le gouvernement contribue au financement des jeux et est chargé de services tels que la sécurité et la douane. 67 % 73 % 73 %
Le gouvernement est chargé de tout ce qui concerne l’organisation et le financement des jeux. 17 % 13 % 15 %
Le gouvernement n’est pas du tout impliqué. 9 % 7 % 6 %
Ne sais pas 8 % 7 % 7 %

Le tableau 5 appuie les constatations présentées et examinées dans la section 4.1.3

Annexe G – Tableau 5 : Rôle du gouvernement du Canada – par région Selon vous, lequel des trois rôles suivants le gouvernement du Canada joue t il dans l’organisation des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver de 2010?
Le gouvernement contribue au financement des jeux et est responsable des services tels que la sécurité et la douane.Region
AtlantiqueQuébecOntarioPrairiesColombie- Britannique

Source : Sondages avant les Jeux effectués par le Centre de recherche Décima en juin 2007, février 2009 et février 2010.

Juin 2007 (n=2 020) 71 % 64 % 67 % 68 % 67 %
Février 2009 (n=2 036) 79 % 68 % 72 % 78 % 72 %
Février 2010 (n=2 040) 79 % 71 % 72 % 77 % 70 %

Le tableau 6 appuie les constatations présentées et examinées dans la section 4.3.1.

Annexe G – Tableau 6 : Canadiens qui ont regardé des compétitions ou qui y ont assisté Avez vous regardé ou assisté à l’une des épreuves olympiques et paralympiques de 2010 durant les Jeux en février ou en mars? Vous pouvez avoir regardé en direct à la télévision, des vidéos sur Internet, ou enregistré des émissions pour les regarder plus tard.
  Jeux olympiquesJeux paralympiques

Dans l’ensemble

(n=3 039)

Lower Mainland de la C.–B.

(n=1 060)

Reste du Canada

(n=1 979)

Dans l’ensemble

(n=3 039)

Lower Mainland de la C.–B.

(n=1 060)

Reste du Canada

(n=1 979)

Nota : Les chiffres ayant été arrondis, les totaux des colonnes ne correspondent peut-être pas à 100 %.

Source : Sondage après les Jeux effectué par le Centre de recherche Décima en avril et mai 2010.
Oui 89 % 89 % 88 % 48 % 60 % 47 %
Non 11 % 11 % 12 % 52 % 40 % 52 %
Ne sais pas/aucune réponse <1 % <1 % <1 % <1 % - <1 %

Le tableau 7 appuie les constatations présentées et examinées dans la section 4.3.1.

Annexe G – Tableau 7 : Canadiens qui ont regardé les cérémonies d’ouverture ou qui y ont assisté Avez vous regardé ou assisté aux cérémonies d’ouverture des Jeux olympiques ou paralympiques? Vous pouvez avoir regardé en direct à la télévision, des vidéos sur Internet, ou enregistrer des émissions pour les regarder plus tard.. Quelle note donneriez-vous à la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques et paralympiques, sur une échelle de 1 à 5 étoiles, où 1 est décevant et 5 étoiles est remarquable.
  Jeux olympiquesJeux paralympiques

Dans l’ensemble

(n=3 039)

Lower Mainland de la C.–B.

(n=1 060)

Reste du Canada

(n=1 979)

Dans l’ensemble

(n=3 039)

Lower Mainland de la C.–B.

(n=1 060)

Reste du Canada

(n=1 979)

Nota : Les chiffres ayant été arrondis, les totaux des colonnes ne correspondent peut-être pas à 100 %.
* La note moyenne ne tient pas compte des notes de 0 ou des non-réponses.

Source : Sondage après les Jeux effectué par le Centre de recherche Décima en avril et mai 2010.
Oui 79 % 87 % 78 % 27 % 50 % 27 %
Canadiens qui ont regardé les cérémonies d’ouverture ou qui y ont assisté (n=2 407) (n=921) (n=1 546) (n=835) (n=527) (n=524)
Remarquable ou plus ou moins remarquable (4 ou 5 sur 5) 78 % 81 % 78 % 73 % 74 % 73 %
Neutre (3 sur 5) 16 % 14 % 15 % 17 % 19 % 17 %
Décevant ou plus ou moins décevant (1 ou 2 sur 5) 6 % 4 % 6 % 4 % 3 % 4 %
Ne sais pas/aucune réponse 1 % 1 % 1 % 6 % 4 % 7 %
Note moyenne sur 5* 4,1 4,2 4,1 4,1 4,2 4,1

Le tableau 8 appuie les constatations présentées et examinées dans la section 4.3.2

Annexe G – Tableau 8 : Rôle du gouvernement du Canada Selon vous, quel était le rôle du gouvernement du Canada, c’est à dire du gouvernement fédéral, relativement à l’accueil des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver de 2010?
  Dans l’ensemble (n=3 039)Lower Mainland de la C. B. (n=1 060)Reste du Canada (n=1 979)

Nota : Les chiffres ayant été arrondis, les totaux des colonnes ne correspondent peut-être pas à 100 %.

Source : Sondage après les Jeux effectué par le Centre de recherche Décima en avril et mai 2010.
Le gouvernement fédéral a partagé le financement avec d’autres paliers de gouvernement, incluant pour la sécurité. 57 % 60 % 57 %
Le gouvernement fédéral a partagé le financement avec d’autres paliers de gouvernement. 25 % 26 % 25 %
Le gouvernement fédéral était responsable de tout le financement et l’organisation des Jeux. 4 % 3 % 4 %
Le gouvernement fédéral n’a pas participé du tout. 2 % 3 % 2 %
Ne sais pas/aucune réponse 12 % 9 % 12 %

Le tableau 9 appuie les constatations présentées et examinées dans la section 4.3.3.

Annexe G – Tableau 9 : Questions de sondage du Groupe Le sport est important sur les Jeux de 2010 et l’initiative À nous le podium
  % de répondants
(n=1,008)
Source : Groupe Le sport est important, 2010. Évaluation sommative des programmes de Sport Canada – Examen des données secondaires, préparé par PRA, p.6.
Incidence positive sur la motivation d’un plus grand nombre de Canadiens à devenir actifs physiquement en général 75 %
Incidence positive sur la motivation d’un plus grand nombre de Canadiens à se joindre à des programmens et des clubs de sports d’hiver. 78 %
L’investissement de 117 millions de dollars dans l’initiative À nous le podium était très utile ou plus ou moins utile. 77 %
Très favorable ou plus ou moins favorable à l’investissement annuel de 22 millions de dollars du gouvernement du Canada dans une initiative comme À nous le podium 72 %

Le tableau 10 appuie les constatations présentées et examinées dans la section 4.3.3.

Annexe G – Tableau 10 : Incidence perçue des Jeux de 2010 Veuillez indiquer si vous estimez que l’accueil des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver de 2010 aura une incidence positive, une incidence négative ou aucune incidence sur chacun des éléments suivants : l’image du Canada à l’étranger, la fierté nationale dans toutes les régions du pays et la promotion de la paix dans le monde par le sport.
 Juin 2007 (n=2 020)Février 2009 (n=2 036)Février 2010 (n=2 040)
Source : Sondage après les Jeux effectué par le Centre de recherche Décima en avril et mai 2010.
Image du Canada à l’étranger
Incidence positive 86 % 85 % 87 %
Aucune incidence 8 % 10 % 8 %
Incidence négative 2 % 2 % 2 %
Ne sais pas 3 % 4 % 3 %

Le tableau 11 appuie les constatations présentées et examinées dans la section 4.3.3.

Annexe G – Tableau 11 : Incidence sur l’image du Canada à l’étranger Veuillez indiquer si vous estimez que l’accueil des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver de 2010 aura une incidence positive, une incidence négative ou aucune incidence sur chacun des éléments suivants : l’image du Canada à l’étranger.
  Dans l’ensemble (n=3 039)Lower Mainland de la C. B. (n=1 052)Reste du Canada (n=1 783)

Les chiffres ayant été arrondis, les totaux des colonnes ne correspondent peut-être pas à 100 %.

* La note moyenne ne tient pas compte des notes de 0 ou des non-réponses.

Source : Sondage après les Jeux effectué par le Centre de recherche Décima en avril et mai 2010.

Very or somewhat positive impact 95 % 94 % 95 %
No impact 2 % 2 % 2 %
Very or somewhat negative impact 2 % 2 % 2 %
Ne sais pas/aucune réponse 1 % 2 % 1 %
Note moyenne de l’incidence sur 5* 3,6 3,7 3,6

Notes

[1] Politique fédérale concernant l’accueil de manifestations sportives internationales, site Web du ministère du Patrimoine canadien : http://www.pch.gc.ca/pgm/sc/pol/acc/2008/doc-fra.cfm.

[2] Entente multipartite pour les Jeux olympiques et paralympiques d’hiver de 2010, 14 novembre 2002, section 1 : Société transitoire.

[3] Entente multipartite pour les Jeux olympiques et paralympiques d’hiver de 2010, 14 novembre 2002, Attendu que : paragraphes G, H.

[4] Entente multipartite pour les Jeux olympiques et paralympiques d’hiver de 2010, 14 novembre 2002, sections 17– 21 – Contributions.

[5] Entente multipartite pour les Jeux olympiques et paralympiques d’hiver de 2010, 14 novembre 2002, section 23 – Aide additionnelle.

[6] Secrétariat fédéral des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver de 2010, Plan d’activités 2008–2010, sous–section 7.2.1 – Signataires de l’Entente multipartite.

[7] Entente multipartite pour les Jeux olympiques et paralympiques d’hiver de 2010, 14 novembre 2002, section 2.1 – Comité d’organisation des Jeux olympiques.

[8] Entente multipartite pour les Jeux olympiques et paralympiques d’hiver de 2010, 14 novembre 2002, section 8 – Langues officielles.

[9] Entente multipartite pour les Jeux olympiques et paralympiques d’hiver de 2010, 14 novembre 2002, section 34 – Fonds de dotation des Jeux de 2010.

[10] Entente multipartite pour les Jeux olympiques et paralympiques d’hiver de 2010, 14 novembre 2002, section 36 – Société des installations olympiques de Whistler.

[11] Entente multipartite pour les Jeux olympiques et paralympiques d’hiver de 2010, 14 novembre 2002, section 31 – Legs matériel.

[12] Secrétariat fédéral des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver de 2010, Plan d’activités 2008–2010, sous–section 3.2 – Mandat du Secrétariat fédéral 2010.

[13] Secrétariat fédéral des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver de 2010, Plan d’activités 2008–2010, sous–section 7.1.2 – Organismes centraux.

[14] Secrétariat fédéral des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver de 2010, Plan d’activités 2008–2010, sous–section 4.1 – Politique fédérale concernant l’accueil de manifestations sportives internationales.

[15] Secrétariat fédéral des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver de 2010, Plan d’activités 2008–2010, sous–section 5.1 – Cadre de coordination fédérale pour les Jeux d’hiver de 2010..

[16] Secrétariat fédéral des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver de 2010, Plan d’activités 2008–2010, sous–section 5 – Gouvernance.

[17] Dans plusieurs documents clés, l’optimisation des activités et des ressources était désignée au début sous l’appellation de services auxiliaires. Toutefois, dans des documents ultérieurs et dans le présent rapport, elle est désignée sous l’appellation d’investissements stratégiques afin de mieux refléter le fait que ce financement est un investissement de nature plus stratégique visant à satisfaire aux politiques et aux priorités du GC.

[18] Secrétariat fédéral des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver de 2010, Plan d’activités 2008–2010, sous–section 3.3 – Objectifs stratégiques.

[19] Les constatations relatives à une question d’évaluation additionnelle portant sur la sûreté et la sécurité publique aux Jeux sont présentées dans le rapport de l’évaluation de la sûreté et de la sécurité publique aux Jeux olympiques et paralympiques d’hiver de 2010 à Vancouver menée par la GRC. Le rapport figurera sur le site Web de la GRC lorsqu’il aura été approuvé. L’adresse URL sera fournie à ce moment.

[20] Lancée en 2005, l’initiative À nous le podium est le fruit d’un partenariat entre quelques partenaires des Jeux de 2010. Elle agit à titre d’organe consultatif technique pour le sport de haut niveau et détermine les sports à cibler, recommande des niveaux de financement aux partenaires nationaux de financement du sport de haut niveau et offre des conseils techniques et un leadership.

[21] Le rapport final de l’évaluation sommative de la sûreté et de la sécurité publique aux Jeux olympiques et paralympiques d’hiver de 2010 à Vancouver menée par la GRC figurera sur le site Web de la GRC lorsqu’il aura été approuvé. L’adresse URL sera fournie à ce moment.

[22] Parent, Rouillard et Loepckey, Issues and Strategies Pertaining to the Canadian Government’s Coordination Efforts in Relation to the 2010 Games, Université d’Ottawa, 21 septembre 2010.

[23] Vérification des accords de contribution du Comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver de 2010 à Vancouver (COVAN), octobre 2007. Site Web de PCH : http://www.pch.gc.ca/pgm/em-cr/assurnc/2007/index-fra.cfm.

[24] Le Rapport final sur les Jeux olympiques et paralympiques d’hiver de 2010 à Vancouver a été publié en décembre 2010 à la fin de la collecte des données d’évaluation. On peut le consulter à l’adresse suivante : http://www.ocol-clo.gc.ca/html/stu_etu_122010_f.php.

[25] L’évaluation des programmes de Sport Canada, a été effectuée pendant la même période que la présente évaluation. Les évaluateurs ont eu accès à la version préliminaire du rapport d’évaluation en 2010.

[26] Le rapport intitulé Vancouver 2010 : Rapport de durabilité, 2009–2010 a été publié après que la phase de la collecte de données ait été réalisée. On peut le consulter à l’adresse suivante : http://media.olympic.ca/files/gamedocs/SUS-1261_Sustainability_Report_09-10.pdf.

[27] On peut consulter le rapport intitulé Vancouver 2010 : Rapport de durabilité, 2008–2009 sur le      site Web du CIO.

[28] Secrétariat fédéral des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver de 2010, Plan d’activités 2008–2010, sous–section 7.2.2 – Gouvernement de la Colombie–Britannique (C.–B.).

[29] Secrétariat fédéral des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver de 2010, Plan d’activités 2008–2010, sous–section 7.2.3 – Ville de Vancouver.

[30] Secrétariat fédéral des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver de 2010, Plan d’activités 2008–2010, sous–section 7.2.4 – Municipalité de villégiature de Whistler.

[31] Secrétariat fédéral des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver de 2010, Plan d’activités 2008–2010, sous–section 7.2.5 – Comité olympique canadien (COC).

[32] Secrétariat fédéral des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver de 2010, Plan d’activités 2008–2010, sous–section 7.2.6 – Comité paralympique canadien (CPC).

[33] Secrétariat fédéral des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver de 2010, Plan d’activités 2008–2010, sous–section 7.2.7 – Société des quatre Premières nations hôtes.

[34] Y compris le Bureau du coordonnateur de la sécurité (BCS) et les provisions pour imprévus relatifs à la sécurité.

[35] L’Agence des services frontaliers du Canada, Citoyenneté et Immigration Canada et une partie de Santé Canada seront évalués dans le cadre de l’évaluation de la sûreté et de la sécurité publique.

[36] Le rapport de PricewaterhouseCoopers est essentiel aux questions d’évaluation S3 et S7; cependant, une réponse plus complète à ces questions ne sera pas possible avant la diffusion du rapport en 2010. À noter que des rapports annuels sont prévus jusqu’en 2013.


Descriptions textuelles des images

Figure 1: Pourcentage des Canadiens sondés qui ont regardé ou assisté regardé ou assisté aux compétitions et aux cérémonies d’ouverture des Jeux olympiques ou paralympiques de 2010
Jeux de 2010Location géographiqueA regardé ou assisté à une des compétitions

A regardé ou assisté aux cérémonies d’ouverture

Jeux Olympiques Ensemble de la population 89 % 79 %
Jeux Olympiques Lower Mainland de la Colombie-Britannique 89 % 87 %
Jeux Olympiques Reste du Canada 88 % 78 %
Jeux paralympiques Ensemble de la population 48 % 27 %
Jeux paralympiques Lower Mainland de la Colombie-Britannique 60 % 50 %
Jeux paralympiques Reste du Canada 47 % 27 %

Retour à l'image de la figure 1

Figure 2: Opinions des Canadiens interrogés sur le rendement des athlètes Canadiens aux Jeux Olympiques de 2010
Entièrement en accord 80 %
Plutôt accord 16 %
Ni d’accord, ni en désaccord 1 %
Plutôt en désaccord 1 %
Totalement en désaccord 1 %
Ne sait pas/ Pas de réponses 1 %

Retour à l'image de la figure 2

Figure 3 – Canadiens sondés qui ont déclaré que les Jeux de 2010 auraient une incidence positive sur l’image du Canada à l’étranger, la fierté nationale dans toutes les régions du pays et la promotion de la paix dans le monde par le sport
DatePourcentage de Canadiens qui affirment que les Jeux Olympiques ont eu une incidence positive sur l’image du Canada à l’étranger, la fierté nationale dans toutes les régions du pays et la promotion de la paix dans le monde par le sport
Juin 2007 86 % (n= 2 020)
Février 2009 85 % (n= 2 036)
Février 2010 87 % (n= 2 040)

Retour à l'image de la figure 3

Modèle logique des Jeux olympiques et paralympiques d'hiver de 2010 Dans le contexte de la Politique fédérale concernant l'accueil de manifestations sportives internationales, le modèle logique a été élaboré pour mesurer l'incidence de la contribution du gouvernement du Canada au Comité d'organisation des Jeux olympiques et paralympiques d'hiver de 2010 à Vancouver (VANOC) pour les Jeux de 2010 en fonction de divers résultats attendus et de neuf secteurs de service.

Retour à l'image d'Annexe D