Notes pour une allocution prononcée par l’honorable James Moore, ministre du Patrimoine canadien et des Langues officielles à l’occasion d’une annonce relative au Musée canadien de l’histoire

Gatineau (Québec)
Le 16 octobre 2012

À VÉRIFIER AU MOMENT DE L'ALLOCUTION

Chers collègues du cabinet et du Parlement, chers membres du conseil d’administration de ce musée et distingués invités, je tiens à vous remercier de vous joindre à moi aujourd’hui.

Nous sommes rassemblés dans la Grande Galerie d’un des lieux les plus magnifiques du Canada. Nous sommes réunis ici pour une annonce très importante pour l’avenir et pour le patrimoine du Canada.

L’histoire du Musée canadien des civilisations est remarquable et digne de notre fierté. En effet, cette histoire remonte à 1856, à l’époque où l’institution portait le nom de Commission géologique du Canada. 

En 1968, son mandat a été remanié et on lui a donné le nom de Musée national de l’Homme. En 1986, il est devenu le Musée canadien des civilisations et, quelques années plus tard, il s’est installé ici, sur les berges de la rivière des Outaouais.

Il s’agit du plus grand musée au Canada, tant en superficie qu’en nombre de visites. En effet, il s’étend sur plus d’un million de pieds carrés et il a accueilli plus de 1,3 million de visiteurs l’an dernier seulement.

Comme vous le savez, c’est cette année que commence le compte à rebours de cinq ans avant le 150e anniversaire du Canada, en 2017.

À l’approche du 150e anniversaire du Canada, nous avons une occasion unique de célébrer notre histoire et les réalisations qui nous ont définis en tant que Canadiens.

Déjà en 2012, les occasions de célébrer ont été nombreuses. En effet, nous soulignons cette année le 50e anniversaire de la Garde côtière canadienne, le 40e anniversaire du but compté par Paul Henderson durant la Série du siècle en 1972, le centenaire de la Coupe Grey, le centenaire du Stampede de Calgary et le 200e anniversaire de la guerre de 1812.

L’an prochain, nous fêterons le centenaire de la première expédition canadienne en Arctique.

En 2014, nous célébrerons le 200e anniversaire de naissance de George-Étienne Cartier, le 150e anniversaire des conférences de Charlottetown et de Québec, puis le 100e anniversaire de la Première Guerre mondiale.

En 2015, ce sera le 50anniversaire du drapeau canadien et le 200e anniversaire de naissance de sir John A. Macdonald.

Puis, en 2016, ce sera le 175e anniversaire de naissance de sir Wilfrid Laurier, le 175e anniversaire de l’union du Haut et du Bas-Canada et le centenaire de l’octroi du droit de vote aux femmes au Canada. Toutes ces activités nous mèneront, bien entendu, au 150e anniversaire du Canada, en 2017.

Ces anniversaires nous relient les uns aux autres. Ils nous permettent de nous définir en tant que Canadiens. Ils définissent notre histoire, l’histoire du Canada.

Le Canada a besoin d’une institution nationale qui raconte son histoire. Le Canada a besoin d’une institution qui fera des recherches et qui retracera notre histoire collective.

Le Canada a besoin d’une institution nationale qui célèbre nos réalisations et ce que nous avons accompli ensemble, en tant que Canadiens. Notre jeunesse a besoin d’en savoir plus sur le passé du Canada.

C’est pourquoi je suis heureux d’être ici aujourd’hui, au nom du premier ministre Harper, pour annoncer que le gouvernement du Canada va créer le Musée canadien de l’histoire.

Le Musée canadien de l’histoire – the Canadian Museum of History – sera situé ici, à l’intérieur de ce que nous appelons aujourd’hui le Musée canadien des civilisations.

Le musée portera un nouveau nom, sera investi d’un nouveau mandat et recevra les fonds requis pour assurer le succès de sa transformation.

Sous peu, des rénovations seront entreprises sur plus de 50 000 pieds carrés d’espace public, soit environ la moitié des aires d’expositions permanentes et itinérantes du musée.

Certaines aires du musée, très populaires, demeureront inchangées : le Musée canadien des enfants, la très réputée Salle des Premiers Peuples, le Théâtre IMAX et la Grande Galerie.

Afin de montrer notre engagement envers le projet et d’en assurer le succès, nous dotons cette annonce d’un important financement : un investissement non renouvelable de 25 millions de dollars pour la réalisation du projet.

Dans les prochaines semaines, nous allons déposer au Parlement un projet de loi qui permettra de donner au musée son nouveau mandat et son nouveau nom. Le nouveau mandat de ce musée sera enraciné dans l’histoire du Canada.

Ce projet va au-delà d’un changement de nom, de mandat et de types d’expositions. Nous souhaitons que ce musée national rayonne vraiment dans tout le pays et qu’il crée des liens avec les musées et les lieux historiques du Canada.

Une partie de la somme servira à former des partenariats entre le nouveau Musée canadien de l’histoire et les musées du pays dont les mandats sont similaires, mais qui ont une portée régionale.

Ces musées régionaux auront la possibilité de devenir des partenaires officiels du nouveau musée national. Ils pourront ainsi faire connaître notre histoire partout au Canada, partager des collections avec le reste du pays et raconter les récits de leur région à de nouveaux publics d’un océan à l’autre. 

Les musées régionaux qui formeront des partenariats avec le nouveau musée auront accès à certains des 3,5 millions d’objets faisant partie des ressources du musée, dont la majorité n’est d’ailleurs pas exposée à cause du manque d’espace. Les musées régionaux collaboreront aussi avec le musée national dans le but de faire connaître leurs collections aux autres musées au pays. De cette façon, tous les récits qui forment l’histoire du Canada pourront être racontés à l’ensemble de la population canadienne.

Puisque ce musée porte sur l’histoire du Canada, il doit être en symbiose avec les Canadiens dans sa manière de raconter notre histoire. Par conséquent, le musée tiendra cette année des consultations pancanadiennes sur ce qui sera présenté ici, au Musée canadien de l’histoire. Nous voulons que les Canadiens s’engagent dans ce projet et qu’ils puissent vivre au rythme de son développement.

Le musée mènera des consultations auprès des Canadiens de partout au pays afin de connaître la teneur des expositions qu’ils aimeraient voir au musée national ainsi que dans leur région.

D’ici aux célébrations du 150e anniversaire du Canada, les Canadiens auront un nouveau musée qui mettra en valeur les réussites et les réalisations canadiennes qui ont donné forme à notre grand pays.

Quelques objets remarquables sont exposés ici, aujourd’hui, et racontent certaines de ces réussites.

Nous avons ici le dernier crampon d’argent planté dans le sol tout près de Kamloops, afin de souligner la fin de la construction du chemin de fer Canadien Pacifique en 1885. Cela a permis à la Colombie-Britannique, ma province natale, de se joindre à la Confédération canadienne.

Juste ici, il y a aussi l’astrolabe de Samuel de Champlain, celui qui aurait servi à créer la première carte exacte de ce qui allait devenir le Canada.

De plus, nous avons ici la fourgonnette que Terry Fox a utilisée durant son célèbre Marathon de l’espoir. Terry Fox fait partie des grands Canadiens. Nous sommes ravis de pouvoir compter sur l’appui de la famille de Terry Fox dans ce projet de création du musée.

Tous ces objets symboliques témoignent de ce que nous sommes en tant que Canadiens. Ils représentent un passé qui continue de nous inspirer, tout en nous permettant de préparer notre avenir ensemble. 

En conclusion, je souhaite remercier le conseil d’administration du Musée canadien des civilisations, le personnel exceptionnel qui a travaillé sans relâche pour assurer le succès du projet, et le président de la Société du Musée, Mark O’Neill, qui a accepté avec enthousiasme d’établir cette nouvelle institution.

J’aimerais aussi remercier toutes les personnes qui sont ici aujourd’hui et qui ont prêté main-forte à la réalisation de ce projet important. Plus particulièrement, je tiens à mentionner l’architecte Douglas Cardinal, qui a dessiné les plans originaux du Musée canadien des civilisations.

Il est avec nous aujourd’hui et je vous invite tous à l’applaudir chaleureusement pour sa contribution remarquable.

Votre formidable talent a permis de créer cette institution, et je vous suis très reconnaissant du soutien que vous nous apportez au moment d’entreprendre ensemble une nouvelle étape dans l’évolution du musée. Je vous remercie donc de votre présence.

Je désire également remercier tous les historiens canadiens ici présents : Michael Bliss, Réal Bélanger, Charlotte Gray, Anne Trépanier, Norm Christie, Yves Frenette et Bob Plamondon.

N’oublions pas Richard Gwyn et Jack Granatstein, qui ne pouvaient être ici, mais qui soutiennent l’institution et sa mission.

Mentionnons aussi Deborah Morrison, de la Société nationale d’histoire du Canada, ainsi que Michel Perron et Pierre Landry, de la Société des musées du Québec.

Merci d’être ici et merci de votre appui à ce projet. 

John McAvity, de l’Association des musées canadiens. Jane Fullerton et John Irving, du Musée du Nouveau‑Brunswick. Suzanne Sauvage, du Musée McCord de Montréal. Brian Lee Crowley, de l’Institut Macdonald‑Laurier. Allison Falconer, de l’Institut Historica-Dominion. Paul Davidson, de l’Association des universités et collèges du Canada, et plusieurs autres personnes qui ont prêté main-forte à ce projet très important.

Nous savons tous que l’histoire du Canada est en fait bien vivante. Nous baignons dans cette histoire. Nous avons des histoires à raconter et elles méritent qu’on les raconte.

Nous nous devons de profiter de l’occasion pour promouvoir l’ingéniosité et la diversité qui teintent notre histoire, de même que les faits notoires de notre passé. Nous devons les promouvoir. Nous devons les célébrer.

Ce sera la raison première du Musée canadien de l’histoire : l’histoire du Canada, honorer notre passé et pouvoir le faire grâce à l’une de nos institutions les plus remarquables.

Merci.