Nouveau-Brunswick

Origines du nom

Carte du Nouveau-Brunswick  avec certaines statistiques, description à suivre

Le Nouveau-Brunswick a été ainsi nommé en 1784 en l'honneur du monarque britannique qui régnait à l'époque, le roi Georges III, qui était aussi duc de Brunswick.

Population (2006) - 749 200
Superficie: Terre - 72 090 km2
                 Eaux douces - 1 350 km2
                 Total - 73 440 km2
Capitale: Fredericton
Date d'entrée dans la Confédération: le 1er juillet 1867

Histoire

La région connue aujourd'hui sous le nom de Nouveau- Brunswick était à l'origine habitée par des nations de la famille linguistique algonquienne. Les Mi'Kmaq furent les premiers à accueillir les Français qui accompagnaient Samuel de Champlain et de Monts lorsqu'ils débarquèrent au Nouveau-Brunswick en 1604. Les Premières nations établirent dès le départ de bonnes relations avec les Français. Ils aidèrent ceux-ci, qui devinrent plus tard les Acadiens, à s'adapter à leur nouveau pays. Ils participèrent aussi aux attaques que menèrent les troupes françaises contre la Nouvelle-Angleterre.

Les Acadiens furent les premiers Européens à s'établir dans la région qu'occupe aujourd'hui le Nouveau- Brunswick. Jusqu'à la signature du Traité d'Utrecht

Le Traité d'Utrecht créa la colonie britannique de la Nouvelle-Écosse, qui englobait à l'époque les territoires actuels du Nouveau-Brunswick et de l'Île-du-Prince-Édouard. L'Acadie, qui fut pendant de nombreuses années l'objet de conflits entre les puissances colonisatrices, fut entièrement soumise à l'autorité britannique après plusieurs décennies. Ce conflit força de nombreux Acadiens à s'enfuir, tandis que d'autres furent déportés en 1755.

En 1762, des marchands du Massachusetts érigèrent un poste de traite à l'embouchure de la rivière Saint-Jean. Avant la paix de 1763, les colons de la Nouvelle-Angleterre créèrent des colonies britanniques permanentes à Chignecto et dans la vallée de la rivière Saint-Jean. Des colons du Yorkshire s'établirent à Chignecto au début des années 1770. En 1776, ils aidèrent à défaire les colonies rebelles qui voulaient s'emparer de la ville et du Fort Cumberland–Beauséjour.

En 1783, la partie occidentale de la Nouvelle-Écosse devint le foyer de milliers de Loyalistes qui avaient fui la Révolution américaine. Cette région était isolée du centre administratif de la colonie, situé à Halifax. En 1784, à la demande des Loyalistes, le gouvernement britannique en fit la colonie du Nouveau-Brunswick.

En 1864, le Nouveau-Brunswick était en pourparlers avec les colonies de la Nouvelle-Écosse, de l'Île-du-Prince-Édouard et de Terre- Neuve en vue de réunir les régions maritimes, quand la Province du Canada fut invitée à participer à la conférence de Charlottetown. Il en découla la création du Dominion du Canada trois ans plus tard.

Le Nouveau-Brunswick fut l'une des quatre provinces fondatrices du Canada le 1er juillet 1867. Il espérait en retirer une plus grande prospérité, la construction d'un chemin de fer qui relierait son territoire au centre du Canada et le ralliement des colonies britanniques contre l'influence croissante des Américains.

Armoiries

L'écu des armoiries du Nouveau-Brunswick fut accordé par décret de Sa Majesté la reine Victoria en 1868. En 1984, à l'occasion du bicentenaire du Nouveau-Brunswick, Sa Majesté la reine Elizabeth II octroya par décret le cimier et les supports et confirma la devise.

Le tiers supérieur de l'écu est orné d'un léopard d'or, symbole des liens qui unissent le Nouveau-Brunswick à la Grande-Bretagne. Le léopard figure également sur les armes du duché germanique de Brunswick, maison ancestrale du roi Georges III. La partie inférieure représente une galère antique, qui symbolise probablement l'importance de l'industrie de la construction navale et des pêcheries au Nouveau-Brunswick pendant le XIXe siècle. Elle rappelle le dessin du premier grand sceau de la province, qui représentait un voilier en mer.

L'écu est soutenu par deux cerfs de Virginie ceints de colliers de perles amérindiennes et portant en sautoir, l'un le drapeau royal de l'Union (Union Jack), et l'autre les armoiries de la France royaliste, pour souligner les origines britanniques et françaises de la province. À l'heure actuelle, le Nouveau-Brunswick est la seule province canadienne qui soit officiellement bilingue.

Le cimier représente un saumon de l'Atlantique portant sur le dos la couronne de Saint-Édouard et sautant hors d'une couronne de feuilles d'érable dorées. La base consiste en un tertre de têtes de violon et de violettes cucullées, l'emblème floral de la province.

Devise

SPEM REDUXIT (L'espoir renaît)

Drapeau

Le drapeau du Nouveau-Brunswick fut adopté en 1965 par proclamation du lieutenant gouverneur. Son dessin est tiré des armoiries de la province, qu'avait approuvées la reine Victoria en 1868. Les dimensions sont quatre de longueur sur deux et demie de largeur.

Emblème floral

L'emblème floral du Nouveau-Brunswick, la violette cucullée (Viola cucullata), fut adopté en 1936. Parente de la pensée, cette fleur est pourpre ou bleu foncé. Sa tige mesure de huit à quinze centimètres. La violette cucullée fleurit partout dans l'est du Canada, surtout dans les prairies et les boisés humides. Elle pousse particulièrement bien au Nouveau- Brunswick, et au début de l'été, on la voit dans les champs, les pelouses et les jardins.

Autres symboles de la province

Tartan :
le tartan du Nouveau-Brunswick
Arbre :
le sapin baumier (Abies balsamea)
Oiseau :
la mésange à tête noire
Sol :
série de sols de Holmesville
Mouche artificielle :
mouche à saumon de l'Atlantique « Province pittoresque »
Drapeau acadien
 

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