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Nouvelle-Écosse

Origines du nom

Carte de la Nouvelle-Écosse

La Nouvelle-Écosse a été baptisée ainsi par sir William Alexander qui, en 1621, reçut en octroi du roi Jacques VI d'Écosse (le roi Jacques Ier d'Angleterre) toutes les terres situées entre la Nouvelle-Angleterre et Terre- Neuve. La charte était rédigée en latin, et la région conserva en anglais le nom de Nova Scotia.

Histoire

Carte de la Nouvelle-Écosse

Les Mi'Kmaq de la famille linguistique algonquienne habitaient la Nouvelle-Écosse bien avant que les premiers explorateurs européens n'en foulent le sol. Ils furent d'ailleurs parmi les premiers Autochtones à rencontrer des Européens. Les Mi'Kmaq s'allièrent eux-mêmes aux Français pendant les débuts du Canada pour les aider à s'adapter au Nouveau Monde et à combattre les Britanniques.

À l'origine, tout le territoire de la Nouvelle-Écosse ainsi que certaines parties du Québec, du Nouveau-Brunswick et du Maine, formaient une région appelée l'Acadie, qui était en grande partie colonisée par les Français. En 1605, Pierre de Monts, commerçant en fourrures, avait établi à Port-Royal (maintenant Annapolis Royal) la première colonie agricole qui eut quelque succès au Canada. Au cours du siècle qui suivit, Britanniques et Français ne cessèrent de se disputer cette région, qui passa tour à tour aux mains des uns et des autres, jusqu'à ce que l'ensemble du territoire de l'Acadie, à l'exception de l'île du Cap-Breton (alors appelée l'Isle Royale), fut cédé aux Britanniques, en 1713, en vertu du Traité d'Utrecht.

Après la guerre de Sept Ans, la colonie de la Nouvelle-Écosse englobait l'île de Saint-Jean (l'Île-du-PrinceÉdouard actuelle), l'île du Cap-Breton et le territoire connu aujourd'hui sous le nom de Nouveau-Brunswick. L'île de Saint-Jean se sépara de la Nouvelle-Écosse en 1769. En 1784, après la grande affluence de réfugiés loyalistes venus des États-Unis, la Nouvelle-Écosse fut divisée en deux colonies: le Nouveau- Brunswick et l'île du Cap-Breton. Le Cap-Breton redevint toutefois une annexe de la Nouvelle-Écosse en 1820.

Armoiries

Armoiries de la Nouvelle-Écosse

Accordées en 1625, les armoiries de la Nouvelle-Écosse sont les plus anciennes de toutes celles des provinces et des territoires. L'écu porte la croix de Saint-André. Toutefois, pour distinguer la mère patrie et la Nouvelle-Écosse, on a inversé les couleurs en dessinant une croix bleue sur un fond blanc. Au centre de l'écu se trouve un écusson aux armes d'Écosse, sur lequel apparaît un lion royal bordé d'une double ligne rouge sur un fond jaune ou or.

Sur le cimier figurent deux mains, l'une gantée de fer et l'autre nue, tenant une branche de laurier et un chardon. D'après certains, la main gantée et le chardon représentent le roi écossais qui avait fait le voeu de protéger ses sujets de la Nouvelle-Écosse, et la main nue tenant la branche de laurier représente la victoire sur l'adversité. La branche de laurier symbolise la paix, le triomphe et la conquête.

Une licorne ceinte d'une couronne est l'un des tenants de l'écu et se trouve sur les armes de l'Écosse. L'autre tenant est un aborigène, qui représente la population autochtone de la province.

Un casque royal est posé de face sur l'écu. Un trait distingue les armoiries de la Nouvelle-Écosse de celles des autres provinces : c'est la seule dont la devise soit placée au-dessus des armoiries, à la façon écossaise.

La Nouvelle-Écosse est la seule province dont les armoiries aient déjà été annulées. Comme les autres provinces, elle a reçu des armoiries quand elle est entrée dans la Confédération mais, contrairement aux autres, elle en avait déjà. Après la Première Guerre mondiale, certains exercèrent des pressions pour que les anciennes armoiries soient restaurées, ce qui fut fait par décret royal en 1929.

Devise

MUNIT HAEC ET ALTERA VINCIT (L'un défend, l'autre conquiert)

Drapeau

Drapeau de la Nouvelle-Écosse

Le drapeau de la Nouvelle-Écosse fut le premier, dans les pays du Commonwealth d'outre-mer, à être octroyé par une charte royale. Il est tiré des anciennes armoiries octroyées en 1625. L'écu des armoiries de la province y est reproduit en forme rectangulaire. Les dimensions du drapeau sont deux de longueur sur un de largeur.

Emblème floral

Fleur de Mai

La Nouvelle-Écosse adopta son emblème floral, la fleur de mai (Epigaea repens), en 1901. Aussi connue sous le nom d'épigée rampante, la fleur de mai fleurit dans les clairières au début du printemps, alors que les dernières neiges couvrent encore le sol. Ses fleurs roses et délicatement parfumées poussent sur des tiges de 15 à 30 cm de long. La fleur de mai doit son nom aux pèlerins du Massachusetts, qui ont vu en elle la première fleur du printemps et qui lui ont donné le nom du navire (Le Mayflower) qui les avait amenés à Plymouth Rock.

Autres symboles de la province

Tartan :
le tartan de la Nouvelle-Écosse
Tartan de la Nouvelle-Écosse
Arbre :
l'épinette rouge (Picea rubens)
Épinette rouge
Oiseau :
le balbuzard pêcheur
Balbuzard pêcheur
Animal :
le retriever de la Nouvelle-Écosse
Retriever de la Nouvelle-Écosse
Fruit :
le bleuet sauvage
Bleuet sauvage
Pierre fine :
l'agate
Agate
Minerai :
le stilbite
Stilbite
Drapeau acadien
 

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