Feuille de route 2008-2013 : Agir pour l'avenir - Patrimoine canadien

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Feuille de route pour la dualité linguistique canadienne 2008-2013 : Agir pour l'avenir

Les repères

La vie, les idées, les attentes et les moyens d'expression des Canadiens évoluent rapidement et le gouvernement du Canada est à l'écoute pour que les gestes qu'il pose produisent des résultats concrets là où cela compte. L'opinion publique, les tendances démographiques et les points de vue exprimés par les Canadiens sont les repères qui ont guidé l'élaboration de la Feuille de route.

Le contexte

L'appui des Canadiens au bilinguisme est en progression et atteint 80 p. 100, comme en témoignent plusieurs sondages. Plus de deux tiers des adultes canadiens considèrent que la dualité linguistique est un trait caractéristique du pays et une source d'enrichissement culturel. Les sondages confirment aussi un intérêt accru pour l'apprentissage de la deuxième langue officielle. Cet appui est particulièrement marqué chez les jeunes qui croient majoritairement qu'il est important que leurs enfants et les enfants de leurs communautés apprennent une langue seconde et qu'ils augmenteront ainsi leurs chances de se trouver un emploi. Une majorité veut aussi en connaître davantage sur la culture de ceux et celles qui parlent l'autre langue officielle.

Le Recensement de 2006 fait état du vieillissement de la population et d'une poussée démographique au pays, cette dernière étant attribuable au niveau d'immigration plus élevé au cours des dernières années. Les résultats de ce recensement et de l'Enquête sur la vitalité des minorités de langue officielle brossent un portrait de communautés de langue officielle en situation minoritaire dont la situation économique et sociale diffèrent, tout comme leurs besoins. L'Enquête témoigne d'un engagement profond des membres de ces communautés envers leur langue et de l'importance de recevoir des services dans leur langue. À l'échelle du pays, les deux langues officielles demeurent les langues les plus fréquemment parlées par la majorité de la population canadienne.

Les provinces et les territoires reconnaissent l'importance d'assurer le développement et l'épanouissement des communautés de langue officielle en situation minoritaire et travaillent de concert avec le gouvernement du Canada à cette fin. Ils font preuve depuis quelques années, et de plusieurs façons, d'un engagement renouvelé en faveur de la dualité linguistique. Par exemple, à l'issue de la Conférence ministérielle sur la francophonie canadienne, qui regroupe les ministres fédéral-provinciaux-territoriaux responsables de la francophonie canadienne, un rapport intitulé La francophonie canadienne : enjeux, défis et pistes pour l'avenir a été publié en 2006, lequel fait le point sur les principaux obstacles que doivent surmonter les francophones et propose des pistes de solution pour l'avenir.

Les points de vue des canadiens

Les consultations pancanadiennes du gouvernement du Canada, animées par M. Bernard Lord, ont permis aux Canadiens d'échanger et de faire valoir leurs points de vue sur la dualité linguistique et les langues officielles. Ces consultations ont fait ressortir l'importance de tenir compte, dans toute action gouvernementale, des enjeux régionaux, ainsi que des dynamiques présentes au sein des communautés francophones et anglophones en situation minoritaire. Les participants ont aussi exprimé leur appui à l'égard des langues officielles et leur engagement à les promouvoir. Ils ont aussi parlé de leur vécu : de l'importance de travailler dans leur langue, de l'importance que leur langue soit enseignée à leurs enfants et à leurs petits-enfants, de l'importance d'avoir accès à des services dans leur langue, là et au moment où ils en ont besoin, et de la place prépondérante des arts et de la culture dans la formation de leur identité.

Plusieurs des forums des communautés de langue officielle en situation minoritaire, tel le Sommet des communautés francophones et acadiennes de 2007 et la conférence Community Revitalization: Trends and Opportunities for the English-speaking Communities of Quebec de 2008, ont clarifié les besoins des communautés de langue officielle en situation minoritaire. Certains de ces besoins exigent que l'on investisse davantage pour mieux intégrer les nouveaux arrivants, accroître la capacité des membres des communautés de vivre dans leur langue, appuyer le développement économique et social et renforcer les capacités de leur réseau associatif.

Les travaux accomplis par les comités parlementaires sur les langues officielles, les contributions du commissaire aux langues officielles et des forums de concertation intergouvernementaux ainsi que le dialogue soutenu entre les ministères fédéraux et des intervenants clés ont aussi été considérés lors de l'élaboration de cette Feuille de route. Les idées qui s'en dégagent éclairent aussi les voies à suivre en vue de renforcer la dualité linguistique au pays. Les résultats de ces travaux reflètent les besoins exprimés par les communautés et incluent d'autres propositions telles qu'assurer une gouvernance et une coordination horizontales et une reddition de comptes efficace pour l'ensemble des institutions fédérales.

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